Visite du Dr James Latty - L’usine d’éthanol va de l’avant
Par : (FB)
Editeur : Le Nord
HEARST – Tout va de l’avant vers la construction dans la région d’une usine de production d’éthanol à partir de résidus de bois.
C’est ce qu’a indiqué le cofondateur de la compagnie Hearst Ethanol One, Dr James Latty, qui était à Hearst la semaine dernière comme conférencier invité au souper annuel de la Chambre de Commerce de la région de Hearst, Mattice-Val Côté.
M. Latty a indiqué que tout progressait bien dans l’obtention des approbations nécessaires à la construction de l’usine et en ce qui a trait à l’implication d’investisseurs dans le projet.
Il a souligné qu’on prévoyait le début de la construction de l’usine dans huit mois (décembre 2006) et que les travaux s’échelonneraient sur une période de deux ans avant sa mise en marche.
La construction doit créer plus de 480 emplois. Lorsqu’elle sera en marche, l’usine embauchera environ 230 personnes, souligne-t-on.
Pour chaque emploi dans l’usine, M. Latty a estimé que trois autres emplois seront créés dans des secteurs secondaires, incluant le camionnage, la construction, la vente au détail et autres.
Les promoteurs du projet veulent obtenir des gouvernements provincial et fédéral une garantie de prêt afin de sécuriser des investisseurs dans le projet. On fait aussi une demande pour une licence donnant accès aux résidus de bois du bûchage en forêt.
M. Latty a souligné qu’on avait reçu une excellente collaboration des représentants de ministères de l’Environnement et des Richesses naturelles. D’ailleurs, le gouvernement a créé un groupe spécial pour s’occuper du dossier. Le ministre des Richesses naturelles, David Ramsay, aurait indiqué que le projet représentait la meilleure utilisation des résidus de bois proposé qu’il avait vu.
Au sujet de préoccupations exprimées par des résidents du secteur où sera construite l’usine, M. Latty s’est fait rassurant. «C’est une opération très propre», a-t-il indiqué, en soulignant qu’on utilisera un procédé de gazéification et non la fermentation dont on se sert dans la production d’éthanol avec du maïs. Ainsi, M. Latty affirme qu’il n’y aura pas d’odeurs désagréables, soulignant que l’éthanol n’est pas un produit toxique. Il mentionne aussi que l’usine n’utilisera pas énormément d’eau et ne sera pas bruyante. De plus, on prévoit seulement qu’un camion à l’heure se rendra à l’usine.
Ajouté à l’essence, l’éthanol permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre qui entraînent le réchauffement de la planète. Toute l’essence vendue en Ontario devra contenir 5% d’éthanol d’ici 2007.
«Hearst Ethanol One fera une contribution positive à l’engagement du Canada de réduire les émissions de gaz à effet de serre (de 30% d’ici 2012) et apportera d’autres améliorations à l’environnement en éliminant de façon propre les résidus de bois de l’industrie forestière», souligne les promoteurs.
La raffinerie convertira plus d’un million de tonnes de résidus de bois en 450 millions de litres d’éthanol par année, utilisée comme additif à l’essence. On estime que la quantité d’éthanol produite à l’usine pourrait suffire aux besoins en éthanol d’environ 22% de la population de l’Ontario.
M. Latty a indiqué qu’on avait changé le nom de la compagnie MEMS USA à Convergence Ethanol, soulignant qu’il s’agissait d’une convergence de la technologie de l’industrie pétrolière et avec l’utilisation de résidus de bois.
Convergence Ethanol et Villeneuve Construction sont les deux partenaires dans la compagnie Hearst Ethanol One.
Le maire de Hearst, Roger Sigouin, est évidemment très heureux de la concrétisation du projet, notamment en vertu de la création d’emploi et de la diversification économique qu’il entraîne. Il estime que l’établissement de l’usine pourrait notamment contribuer à attirer un magasin à rayons à Hearst
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