Le 9 juin 2005
Le Reflet de Prescott-Russell
Un demi-million $ pour L’écho d’un peuple
Par : Élodie Daniélou
Editeur : Le Reflet de Prescott-Russell
EMBRUN - L’écho d’un peuple n’existerait pas sans l’appui de ses généreux donateurs, c’est vrai ! Déjà l’an passé, les dons offerts ont permis à Francoscénie de se lancer avec succès. Le financement annoncé lors d’une conférence de presse chez Laplante Chevrolet Pontiac Buick GMC à Casselman ce jeudi 2 juin est historique. Les dons obtenus atteignent des records.
Don issu d’un legs total de 1,7 million de dollars, Francoscénie s’est vu octroyer un fonds d’un demi-million de dollars, accordé sur trois ans par le comité du Fond des Ives Jeux de la francophonie. Historique ? Hors catégorie ? Comment qualifier un tel don ? «C’est comme s’ils nous disaient “Vous êtes un candidat qui supporte nos valeurs, nos objectifs”, comme s’ils nous avaient donné le flambeau», a déclaré Alain Dagenais, président de Francoscénie.
Alors il semble qu’il n’y ait pas e mots pour décrire le geste. «Ça nous motive encore plus», a ajouté M. Dagenais. La majorité des fonds a déjà été attribuée à des projets de grande envergure, tant au niveau des communications que du marketing.
«Les fonds ont été alloués à la mise en service de notre billetterie, à l’amélioration du spectacle, ainsi qu’à l’augmentation de la visibilité du spectacle auprès des voyagistes», a confié Jacques Blouin, directeur général de Francoscénie. Il s’agit d’une aide précieuse pour permettre à L’écho de prendre son envol. «Ce don est venu au temps où on a vraiment besoin», soutient encore le président, Alain Dagenais.
Cet événement des plus satisfaisants marque un tournant majeur dans l’histoire de la francophonie, ainsi que dans le monde du spectacle franco-ontarien car l’importance du don franchit tous les records. «Ils ont su rallier la communauté francophone en un temps record et comme nous, le projet repose sur un très grand nombre de bénévoles», a fait valoir Alain Guilbert, président du comité du Fond des IVes Jeux de la francophonie.
Les Jeux et L’écho étant deux grands événements qui marquent l’histoire de la francophonie en Ontario, leur union est d’envergure extraordinaire. C’est la contribution maximum qui pouvait être accordée et suivre les Jeux est motivant pour l’équipe de Francoscénie. «Il y a un potentiel, ça permet de continuer à rêver, continuer de manière plus permanente », a ajouté Alain Dagenais, d’autant qu’il a formulé le souhait de poursuivre à l’échelle nationale, sur les traces des Jeux.
Déjà, Francoscénie soulève la fierté des francophones. «Nous sommes très fiers de voir ce que la région développe. Chez nous il y a du talent», a jugé Denis Pommainville, maire de La Nation, mentionnant un événement important pour le tourisme franco-ontarien. «L’écho est un produit local, mais il y a une vocation provinciale, nationale ! Il faut encourager toute initiative comme ça parce qu’il s’agit d’un rêve collectif, chacun met son épaule à la roue.» Pour M. Pommainville, l’ampleur du projet vaut le détour et il encourage l’enthousiasme qui a fait naître le projet dans la nouvelle région touristique «Larose».
«Quand on pense à une rose, on pense à la couleur, à l’odeur et c’est un sentiment paisible. C’est ce qu’on vous offre ici, alors venez chez nous !» a-t-il lancé. Bien sûr, ce cri de ralliement s’adresse à l’Ontario, mais les membres de la troupe Francoscénie sont catégoriques, cela vaut également pour les autres francophones.
L’objectif est désormais, aux dires d’Alain Guilbert, de faire la différence. Le projet se doit d’être à haute visibilité, afin de devenir un des plus grands événements francophones. «Je manque de mots pour remercier votre geste», a reconnu M. Dagenais. Quant à Jacques Blouin, il se dit très heureux. «C’est un objectif atteint en plus d’être un financement historique dans la région», a-t-il soutenu avec conviction et enthousiasme.
L’écho peut bien résonner dans les cœurs maintenant. Il entame sa deuxième saison par un élan de générosité.
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