Le 10 août 2005
Le Reflet de Prescott-Russell
René Berthiaume succède à Don Boudria
Par : Diane Vachon
Editeur : Le Reflet de Prescott-Russell
ST-ISIDORE - René Berthiaume représentera la circonscription de Glengarry-Prescott-Russell sous la bannière libérale aux prochaines élections fédérales. Les résultats du vote ont fait éclaté de joie ses supporteurs qui ont mené un tapage assourdissant le temps que leur candidat se rende à l’avant de la scène, le visage radieux, serré dans les bras des uns, embrassé par d’autres.
René Berthiaume nageait en plein bonheur à l’annonce des résultats. «C’est une belle victoire! Ce soir, j’ai senti que mon père était à mes côtés. De son vivant, il aurait voulu faire de la politique mais il n’avait pas la santé requise. Je sais combien il aurait été fier de moi ce soir. Je remercie André Tessier, Yves Drouin et toute l’équipe qui m’a secondé dans cette belle aventure!», a-t-il déclaré sous les cris de ses partisans.
René Berthiaume a fait un appel à l’unité avec ces mots : «Je suis un rassembleur et j’espère ralier tous les libéraux derrière moi pour que notre parti soit le plus fort dans nos comtés. Je remercie toute mon équipe. Sans leur travail, il aurait été impossible de faire ces quelques 1 700 appels téléphoniques qui ont fait la différence ce soir.»
René Paul Berthiaume, résident d’Hawkesbury, exerce les fonctions de directeur de funérailles. Il est vice-président de Salon Funéraire Berthiaume Limitée depuis 2004 et président de l’Association libérale fédérale de Glengarry-Prescott-Russell depuis 1994. Sa candidature à l’investiture a été proposée par Denis Éthier, député libéral des comtés de 1972 à 1984.
Candidats déçus
Jeanne Charlebois, visiblement déçue, s’est dit très fière du ton de sa campagne. Elle a indiqué qu’elle s’était rendue aux quatre coins des comtés et que son équipe avait réussi à vendre le plus de cartes de membres.
«Ce fut une bonne expérience. J’arrivais ce soir à la soirée d’investiture en pensant que j’avais de bonnes chances de remporter la course. J’étais prête pour cette éventualité mais, il y avait également trois autres excellents candidats en lice. Les gens ont fait un choix et je me rallie sans hésitation à René Berthiaume», a-t-elle affirmé.
Jeanne Charlebois, greffière trésorière- adjointe du Canton de Champlain, s’est décrite comme une femme engagée dans sa communauté. Elle a vu cette investiture comme une occasion de faire encore plus pour assurer la prospérité de la région.
Denis Pommainville s’est dit déçu des résultats. «C’est évident pour moi que la vieille garde a gagné mais comme René Lévesque a déjà dit, il se peut que je dise à la prochaine fois!» Presque tous les maires, y compris l’ancien maire de Russell, Gaston Patenaude, s’étaient rendus pour l’appuyer. Denis Pommainville, président des Comtés unis de Prescott-Russell, maire de la municipalité La Nation, a mené une campagne dans le style déterminé et coloré qui fait sa marque. Amoureux de la région, il s’implique à fond dans le développement économique, notamment le tourisme, une clé pour l’amélioration de la qualité de vie des gens d’ici.
Mathieu Dupont, encore très ému, a confié : «Je suis fier d’être resté jusqu’au bout. Personne ne pourra dire que les jeunes abandonnent. Je me suis concentré sur mon programme et ma campagne n’a fait de tort à aucun des candidats». Mathieu Dupont, pour sa part, a dit avoir mené sa campagne avec la promesse d’amener une énergie nouvelle aux comtés. Issu du milieu agricole, fier francoontarien, il dit connaître les dossiers chauds de la région grâce à son travail d’adjoint au député Boudria depuis cinq ans. Les trois autres candidats ont néanmoins monté sur l’estrade en signe de ralliement au vainqueur. Tous les candidats ont serré la main du gagnant, sourire aux lèvres, mais regards déçus.
Invité à prendre la parole, Don Boudria a prédit la victoire de M. Berthiaume aux prochaines élections tout en posant sur son épaule la fameuse paire d’espadrilles rouges devenue symbole de la course électorale des libéraux dans la région. C’est le ministre Mauril Bélanger qui a eu le mot de la fin : «Deux choses à dire avant de vous laisser partir - le succès du parti libéral vient de ses politiques et de notre discipline à nous rallier derrière le candidat choisi et derrière notre chef.»
|

|