Le Régional

 Cliquez ici !

Imprimez cette pageInvitez votre ami(e) à visiter cette page



Accueil 


<< Retour | Archives
Le 16 avril 2003
Volume 5 Numéro 15
Le Régional

Un pas de plus vers l'établissement d'un centre scolaire et communautaire francophone à Hamilton

Par : Marie-Christine Clément
Editeur : Le Régional

Cela fait quelques années déjà que l’idée de regrouper divers groupes francophones sous un même toit fait jaser à Hamilton. Inspirée par sa visite à un centre francophone à Edmonton, l’honorable Sheila Copps n’a jamais dissimulé son intérêt envers le projet.
Avant de se lancer tête baissée dans ce projet qui pourrait coûter 25 millions de dollars, la communauté francophone de Hamilton a demandé qu’une étude de faisabilité soit effectuée. Celle-ci concluait qu’un projet regroupant les conseils scolaires et les groupes communautaires francophones serait viable.
Un comité de mise en œuvre composé d’intervenants du conseil scolaire public, du conseil scolaire catholique et de la communauté a donc été créé. À la fin mars 2003, les deux conseils scolaires ainsi que le volet communautaire ont approuvé un protocole d’entente lié au projet.
C’est après le parachèvement de plusieurs démarches entreprises par le comité de mise en œuvre que le 9 avril dernier, le rapport final sur l’établissement d’un centre scolaire et communautaire francophone a été présenté à la communauté de langue française de Hamilton lors d’une conférence tenue à la Chambre de commerce de cette ville. Ronald Bisson et Jean-Denis Gabikini, consultants en gestion, étaient les auteurs du rapport.
Messieurs Bisson et Gabikini ont effectué en premier lieu une analyse démographique de la région métropolitaine de Hamilton. Ils ont été en mesure de déterminer que le français était transmis à 25 % des enfants dont au moins un des deux parents était de langue française.
On compte 31 630 personnes de langue française dans les comtés desservis par l’ACFO-Régionale Hamilton. C’est presque autant que toute la population acadienne vivant en Nouvelle-Écosse et plus que la population francophone combinée de Terre-Neuve et du Labrador (2000), de l’Île-du-Prince-Édouard (5600), de la Saskatchewan (17 700) et des trois Territoires (2235). Or, à la fin du secondaire, les écoles de langue française de Hamilton ont perdu 43 % des élèves qui s’étaient inscrits dans une école de langue française à la maternelle.
Il a été démontré dans d’autres communautés minoritaires du Canada que l’établissement d’un centre scolaire et communautaire avait permis de doubler le nombre d’élèves inscrits aux écoles françaises.
Un tel centre existe à London et les écoles françaises de cette ville accueillent 100 % de leur potentiel d’élèves. Les gens de la communauté sont unanimes à déclarer que le centre scolaire et communautaire exerce un pouvoir d’attraction puissant chez les adolescentes et adolescents.
L’établissement d’un centre scolaire et communautaire permettrait donc de favoriser la rétention des élèves francophones au niveau secondaire. En regroupant sous un même toit l’ACFO, le Centre de santé et le Centre français, il permettrait également d’optimiser l’offre des services spécialisés en français. Le projet est fondé sur les deux principes directeurs suivants : chaque conseil scolaire demeure autonome dans ses décisions et un élève s’inscrit à une seule école. Un modèle d’édifice a été proposé. Les écoles se trouveraient situées de part et d’autre des espaces de collaboration scolaire-communautaire (gymnase, auditorium) et des espaces réservés au volet communautaire.
La réalisation du projet nécessitera donc la construction d’un immeuble. Les auteurs du rapport se déclarent assurés de la viabilité du projet. Ils suggèrent que les représentants du volet scolaire s’adressent au ministère de l’Éducation pour obtenir du financement; les représentants du volet communautaire, eux, devraient discuter avec Patrimoine canadien. D’autres levées de fonds sont recommandées.
Messieurs Bisson et Gabikini suggèrent également que le comité de mise en œuvre prépare un plan technique du projet, qu’il organise des missions exploratoires pour visiter des centres scolaires et communautaires en opération ailleurs au Canada et qu’il identifie les fonds nécessaires et retienne les services d’une agente ou d’un agent de projet qui pourra se consacrer à plein temps aux tâches multiples qui seront nécessaires pour la mise en œuvre réussie du projet.
On croit que d’ici cinq ans, le centre scolaire et communautaire pourrait voir le jour. Il convient dès maintenant de rendre hommage à ceux et à celles qui se dépensent sans compter pour que le rêve de regrouper les ressources francophones sous un même toit devienne réalité.



 


Site réalisé grâce à l'éditeur Édimage Plus
© Édimage Plus / Droits et aspects légaux / Le Régional