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Le 22 septembre 2004
Volume 6 Numéro 34
Le Régional

Le premier colloque sur l'oeuvre de Jean Marc Dalpé est tenu à Guelph

Par : Nicol Simard
Editeur : Le Régional

On dit souvent que nul n’est prophète dans son pays. En ce qui concerne Jean Marc Dalpé, il n’est peut-être pas prophète mais il est un auteur d’une renommée incontestée dans sa natale et dans le monde entier! Au fil des ans, ce Franco-Ontarien a reçu trois fois le Prix du gouverneur général; et voilà que l’Université de Guelph lui a conféré une autre sorte d’honneur : il a fait l’objet d’un colloque, organisé par les professeurs Stéphanie Nutting et François Paré, les 16, 17 et 18 septembre derniers.
Né à Ottawa en 1957, Jean Marc Dalpé est à la fois comédien et écrivain. Il a étudié le théâtre à l’Université d’Ottawa et au Conservatoire d’art dramatique de Québec. Il a ensuite travaillé avec le Théâtre Action dans les villages ontariens et joué avec le Théâtre de la Vieille 17 dont il est le cofondateur. Il a aussi joué avec la troupe du Centre national des arts à Ottawa. La liste de ses écrits comprend Nickel, Le Chien (Prix du gouverneur général en 1988), Lucky Lady, Et d’ailleurs, Eddy, Il n’y a que l’amour (Prix du gouverneur général en 1999) et Un vent se lève qui éparpille (Prix du gouverneur général en 2000).
L’ensemble de son œuvre est tellement impressionnant qu’il est étudié un peu partout au monde. «Jean Marc Dalpé est un homme exceptionnel, affirme Stéphanie Nutting, c’est un phare pour la communauté franco-ontarienne.» Il n’est donc pas surprenant que les organisateurs aient pu rassembler des professeurs d’universités canadiennes, françaises et américaines à participer au colloque.
Un des thèmes abordés à l’Université de Guelph était le message d’espoir important que l’on retrouve dans les écrits de monsieur Dalpé. «C’est fascinant de voir que la beauté reste toujours possible dans un univers extrêmement violent, explique madame Nutting. Même si l’amour déchire les personnages, ces derniers restent quand même unis par le besoin d’aimer.»
Le vendredi soir, l’auteur franco-ontarien a présenté pendant près d’une heure des extraits de son roman Un vent se lève qui éparpille. Il l’avait déjà lu intégralement sur scène un an plus tôt lors des célébrations du 30e anniversaire de son éditeur Prise de parole. Il a aussi présenté la nouvelle émission de Radio-Canada, Temps dur, dont il est le scénariste.
Avant d’arriver au colloque, Jean Marc Dalpé a affirmé être «très curieux» sur ce qui allait se dire à son sujet. Pendant les conférences, on pouvait le voir en train d’écouter attentivement les propos des universitaires; un sourcil se soulevant parfois par surprise. «Ils lisent, analysent et voient des choses que je n’avais pas nécessairement vues.» Il est donc parti impressionné, pour ne pas dire soulagé, par les présentations des participants.



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