Le 13 avril 2005
Volume 7
Numéro 15
Le Régional
Le vétéran du blues Watermelon Slim à l'école Georges-P.-Vanier!
Editeur : Le Régional
Le vétéran du blues Bill Homans, surnommé Watermelon Slim, a offert quelques prestations à Toronto et Hamilton, ville dans laquelle il a rendu une visite spéciale aux élèves de l’école secondaire Georges-P.-Vanier le 8 avril dernier, en après-midi. Le musicien s’est adressé à une trentaine d’élèves, choisis pour l’occasion, en leur jouant quelques airs à l’harmonica et à la
guitare.
Le directeur adjoint de l’école, Noël Lauzon, a apprécié la venue de cet invité de marque. «Nous avons acheté cinq harmonicas. Si les jeunes aiment ça, le professeur de musique, Ralph Grant, continuera de leur apprendre. C’est une bonne collaboration avec le Centre français Hamilton. Quand Lisa (directrice générale du Centre français Hamilton) m’a téléphoné, je me suis dit : Pourquoi pas ? Ce serait super pour les jeunes d’acquérir de nouvelles connaissances.»
De son côté, Lisa Breton, s’est dite heureuse de ce partenariat avec l’école secondaire. «C’est intéressant d’y amener un artiste francophile. Les élèves n’ont pas l’habitude d’entendre du blues, et je suis certaine qu’ils vont aimer ça. Ce sera sûrement une expérience qu’ils vont se rappeler toute leur vie.» Mme Breton a ajouté les envier un peu; elle aurait aimé profiter d’une telle visite à son école, dans sa jeunesse.
Quant au principal intéressé, malgré un voyage un peu dérangeant, puisque sa guitare s’est brisée en chemin, Watermelon Slim garde bonne mine puisque son instrument a pu être réparé à temps pour ses spectacles. «Il a fallu que les élèves parlent lentement pour me poser des questions, a-t-il fait remarquer, parce que je ne pratique pas souvent le français.»
Le guitariste américain, originaire de Boston au Massachusetts puis ayant grandi en Caroline du Nord, a approfondi sa connaissance de la langue de Molière en France, à la suite d’un séjour de plusieurs semaines. «J’ai commencé à apprendre le français à l’école, vers l’âge de 12 ans. Puis, à 19 ans, je suis allé jouer en Europe, ce qui m’a permis de pratiquer un peu», explique-t-il.
Watermelon Slim souligne qu’il est plus difficile pour les jeunes gens aux États-Unis d’avoir la possibilité d’entendre du blues. «Vous avez beaucoup de liberté, ici», mentionne-t-il. Toutefois, pour contourner cette difficulté, il a visité bon nombre d’écoles dans le Sud.
Ce vétéran de la musique ayant plus de 30 ans de métier roule littéralement d’une place à l’autre, puisqu’il arrondit ses fins de mois en conduisant des camions-remorques. Mais cela ne l’a pas empêché de garder sa passion intacte. Et ses pairs reconnaissent son travail ; le musicien est en nomination pour le prix du Best New Artist Debut au 26e gala des W.C. Handy Awards, le 5 mai prochain, à Memphis.
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