Le 4 mai 2005
Volume 7
Numéro 18
Quand la cigogne s’annonce à Cambridge...
Par : Nicol Simard
Editeur : Le Régional
La cigogne est un bel oiseau qui fascine l’humanité depuis des millénaires. En Égypte antique, la cigogne était sacrée et l’attaquer était un crime passible de la peine de mort. En Allemagne, il est supposé y avoir un lac sous la cathédrale de Strasbourg. Les âmes des enfants qui attendent de venir au monde y nagent jusqu’à ce qu’un gnome les attrape délicatement à l’aide d’un filet d’or. Il les donne ensuite aux cigognes qui vont les déposer dans les berceaux.
Imaginez donc l’émoi d’un couple d’environ 60 ans dans l’attente de la visite du légendaire volatile! Est-ce un miracle ? Comment la future mère réagira-t-elle ? Et son époux ? Telle est la prémisse de la comédie en deux actes, intitulée «On attend la cigogne…» qui a été présentée le 22 avril au Centre communautaire francophone de Cambridge.
Cette création de Gysèle Poirier a été présentée au public la première fois en novembre 2003 par Les gens d’ici, la troupe de théâtre communautaire francophone de Cornwall-Alexandria. À Cambridge, une dizaine de personnes travaillent ensemble depuis le mois de janvier sous la direction de Louise Bell, qui joue aussi le rôle du Dr Maurice Dubois.
«Nous avons tous travaillé très fort pour monter la pièce, raconte Mme Bell, mais nous avons eu tellement de plaisir à la faire.» Et du travail, il y en a eu : il a fallu séparer les comédiens en deux équipes différentes qui se rencontraient une fois par semaine au début et deux fois vers la fin.
Mais leurs efforts n’ont pas été vains. La foule, rassemblée au Centre pour voir «On attend la cigogne…», a ri aux éclats à plus d’une occasion. L’histoire se déroule dans la cuisine de la famille Latullippe – où l’heureux événement est attendu – dans le salon de coiffure Chez Catherine, et dans le camp de pêche d’Alphase Latulippe.
Une des membres du conseil d’administration, Sr Denyse Beauchemin, avait suggéré cette pièce lors d’une rencontre. «Elle connaissait déjà l’auteure. Nous avons lu le texte qui nous a immédiatement plu.»
Se sont démarqués sur scène Nancy Corriveau, dans le rôle d’Aurore Latulippe, Noël Sabourin (Alphonse Latulippe), Louise Bell (le Dr Maurice Dubois), Gérard Garneau (le curé Serge Desjardins), Jeff Devine (Mgr Bertrand), Sylvie Guénard (Brigitte), Liane Duchaîne (Catherine), Jennifer Djamboleka (Estelle), Nathalie Dubé (Clémence), Maryse Goulet (Mme Paquette), Carolyn Jackson (Julie Julien). Il ne faudrait surtout pas oublier la présence sur scène de la petite Angelina, âgée d’à peine quelques semaines, dans le rôle du bébé des Latulippe.
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