Le 9 novembre 2005
Volume 42
Numéro 39
Le Rempart
Un nouveau projet pour les aînés francophones
Par : Yves Tremblay
Editeur : Le Rempart
Windsor-
Le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) a un nouveau projet pour les aînés francophones du sud de l’Ontario. Celui-ci a pour but principal de faire la promotion de la santé mentale. La conseillère Blanche E. Bénéteau est celle qui l’a initié. «On veut ouvrir les portes à la communauté francophone pour que les agences puissent venir donner de l’information aux aînés», explique-t-elle.
Sans dire que la vieillesse est une période négative dans la vie d’une personne, elle amène souvent son lot de stress et d’imprévus. «On prépare des présentations brèves et concises sur des sujets identifiés par les aînés comme étant des stress majeurs», précise Mme Bénéteau. Elle soutient que l’objectif concret est de «garder les aînés autonomes dans leur foyer».
Le CAMH veut faire en sorte que les personnes âgées ne se gênent pas de parler de leurs problèmes et de leurs malheurs aux différents intervenants en santé mais aussi à leurs parents et amis pour leur éviter d’avoir à faire face à de trop grands stress. «Il ne s’agit parfois que de soulever le sujet et d’en parler, précise-t-elle. Les aînés ne se parlent pas des choses importantes.» La dépression, la maladie, la perte de mémoire et l’isolement sont quelques exemples de situations pouvant entraîner des stress majeurs.
Yacouba Traoré est associé de projet pour le CAMH. Il s’occupera entre autres de former les présentateurs. Il voit dans ce programme innovateur une occasion de créer un dialogue intergénérationnel. En effet, l’un des buts recherchés est de faire en sorte que les nouveaux retraités partagent leurs connaissances avec les plus vieux. «Ça leur permet de se réinsérer dans le filet social et d’aider les gens plus âgés», fait-il valoir. Leur démarche prône une approche positive. «On veut mettre plus d’emphase sur la santé mentale et éviter de parler de maladie mentale», indique-t-il.
La Fédération des aînés et des retraités francophones de l’Ontario est l’un des partenaires dans le projet subventionné par la Société Santé en français qui reçoit l’argent de Santé Canada. «On est branchés avec tous les organismes provinciaux de santé mentale», conclut Mme Bénéteau.
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