Le Rempart

 Cliquez ici !
 Cliquez ici !

Imprimez cette pageInvitez votre ami(e) à visiter cette pagePlan du site



Accueil 


<< Retour | Archives
Le 30 juillet 2003
Volume 37 Numéro 28
Le Rempart

Le comptoir postal de l’avenue Ouellette conserve sa désignation bilingue

Par : Richard Caumartin
Editeur : Le Rempart

Suite aux dernières statistiques concernant la population francophone de Windsor, Postes Canada aurait eu l’intention de recommander au Conseil du Trésor de retirer la désignation bilingue du comptoir postal de l’avenue Ouellette qui est le principal point de services de la ville. L’explication offerte aux médias par Robert A. Gauthier, gestionnaire à Postes Canada au bureau d’Ottawa, est que le nombre de francophones aurait très peu augmenté comparativement à la population totale de la municipalité. De plus, selon la Loi sur les langues officielles, le nombre minimum de succursales postales exigées pour cette municipalité est de deux alors qu’à Windsor, il y en a trois.
Alertée par les journalistes locaux, l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO) régionale Windsor-Essex-Kent a réagi en envoyant rapidement une lettre à la Commissaire aux langues officielles, Dyane Adam, ainsi qu’au Conseil du Trésor du Canada. Paul Chauvin, président de la régionale Windsor-Essex-Kent, a exigé des explications et a demandé ce qu’il adviendrait des comptoirs de Saint-Joachim, Belle Rivière, LaSalle et Rivière-aux-Canards, communautés à forte population francophone.
Dans ce document dont nous avons obtenu copie, le conseil d’administration de l’ACFO réaffirme sa vision et sa compréhension du Canada, souligne que ce pays a été découvert par les Français et insiste qu’au niveau fédéral, le Canada est un pays bilingue qui doit offrir tous ses services dans les deux langues officielles. «Il est inconcevable et inacceptable que cette recommandation soit basée uniquement sur les statistiques puisées dans la grande région métropolitaine de Windsor. Les méthodes utilisées lors de recensements ne réussissent pas à dépister un fort nombre de francophones. Il est vrai que le nombre d’anglophones étant plus grand, le pourcentage de francophones est par conséquent moins élevé. C’est la raison pour laquelle les statistiques de 2001 (4,1 % francophones) ont diminué comparativement à ceux de 1996 (5,1 %). Nous répétons que le principe de pourcentage est déficient et ne permet pas de dénombrer efficacement tous les francophones. En réalité au dernier recensement, le nombre absolu de francophones a augmenté de 500 âmes», explique Paul Chauvin dans sa lettre.
Une copie de cette missive a aussi été expédiée à la ministre du Patrimoine canadien, Sheila Copps, au ministre des Finances, John Manley, au député de Lasalle au Québec, Paul Martin, à la députée d’Essex, Susan Whelan, au député de Windsor, Brian Massé, au président de l’ACFO provinciale, Jean-Marc Aubin et au député de Windsor-St. Clair, Joe Comartin.
Le 11 juillet dernier, suite à l’intervention rapide de l’ACFO Windsor-Essex-Kent et d’un dialogue entre le Commissariat aux langues officielles et les hauts fonctionnaires de Postes Canada, ces derniers ont renversé leur décision. De plus, les dirigeants de Postes Canada ont réitéré leur engagement dans la distribution des services en français et ont confirmé qu’ils allaient même les améliorer. Cette décision a fait bien plaisir aux membres du conseil d’administration de l’ACFO qui étaient en réunion à Place Concorde le même jour où cette nouvelle a été confirmée, en présence du représentant du Commissariat aux langues officielles, Pascal Arseneau.


 Cliquez ici !

 



Site réalisé grâce à l'éditeur Édimage Plus
© Édimage Plus / Droits et aspects légaux / Le Rempart