Le 8 juin 2005
Volume 39
Numéro 23
Un stage en Afrique fort prometteur
Par : Sébastien Parchet
Editeur : Le Rempart
Depuis plusieurs années, Marie-Pascale Proulx rêve de partir en Afrique. Cela va se concrétiser ce mois-ci. En effet, cette étudiante en sciences politiques et en études françaises à l’Université de Windsor a été acceptée pour un stage de six semaines au Burkina.
Cette expérience est rendue possible grâce à l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC) et au Centre canadien d’étude et de coopération internationale (CECI). Au total, 20 étudiants canadiens prendront part à ce voyage en Afrique noire, ce qui leur permettra de vivre une expérience dans un pays du tiers-monde.
Les stagiaires auront aussi à suivre un programme de recherche sur le VIH/SIDA, sur l’agriculture avec le développement rural ou sur les relations égalitaires entre les hommes et les femmes.
Marie-Pascale Proulx a choisi de travailler sur le dernier sujet. «Ce thème m’intéresse au plus haut point. Le Burkina est un pays musulman où environ 15 % des femmes sont éduquées», dit-elle plein d’espoir. À son retour, elle désire faire une maîtrise en développement international et plus particulièrement, sur le cas de l’Afrique
noire.
Pour réussir à se faire accepter dans ce programme, l’étudiante fait partie de l’EUMC depuis plus d’un an. Par ses activités de bénévole et son bilinguisme, elle a pu se faire remarquer par le comité de sélection. Dans ce pays africain, elle devra s’adapter sans avoir le problème de la langue comme d’autres; surtout qu’au cours des deux premières semaines, elle sera logée en famille d’accueil et sera jumelée à un Burkinabé.
Les frais liés à ces six semaines de stage sont assez élevés. La stagiaire doit recueillir 3000 $, ce qu’elle a réussi. Cet argent et le financement de l’EUMC et du CECI aideront un réfugié burkinabé à venir passer une année au Canada pour ses études. C’est tout une expérience humaine et scolaire qui attend Marie-Pascale Proulx.
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