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Le 2 novembre 2005
Volume 39 Numéro 41
Le Rempart

En affaires, le français s’avère être un atout dans la région

Par : Yves Tremblay
Editeur : Le Rempart

Belle-Rivière- Ce ne sont pas les arguments qui manquaient lors du déjeuner des gens d’affaires de la région de Windsor-Essex, le 19 octobre dernier, à Belle ­Rivière. L’activité organisée par la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) était un projet pour la semaine des Petites et moyennes entreprises. Neuf personnes étaient présentes à la rencontre, dont six entrepreneurs.
Paul Brisebois, avocat depuis 1996, a donné le coup d’envoi à la discussion. Pour lui, les avantages de conclure des affaires en français dans un milieu anglophone sont beaucoup plus nombreux que les désavantages. «En étant bilingue, on a une clientèle que personne d’autre ne peut avoir. En affaires, les clients francophones peuvent constituer le profit de l’entreprise», mentionne-t-il sur un ton convaincu. Il a poursuivi en rappelant que les francophones sont chanceux d’avoir accès, par exemple, à des ressources dans les deux langues officielles. Selon lui, les gens ne les utilisent pas assez.
Claudine Thibodeau, du magasin Shoe Box, a abordé la question linguistique au quotidien. «S’il y a trois clients francophones et un seul qui parle anglais dans le magasin, on parle anglais, précise-t-elle. C’est comme ça qu’on nous a montré.» Selon elle, les francophones gagneraient à se faire connaître. «Je suis arrivée ici il y a 35 ans et je croyais que l’on parlait uniquement anglais à Windsor. Mais après quelque temps, je me suis aperçue qu’il existait des endroits où on parlait français mais je ne les connaissais pas.»
Pour Esdras Ngenzi, chef régional au Collège Boréal, les services en français sont très importants. Même son de cloche du côté de Jeff Ostrow, comptable pour la firme Hyatt Lassaline, pour qui être en affaires quand on est francophone est un avantage, car «dans n’importe quelle communauté, les gens se parlent et se passent le mot quant aux services disponibles dans leur langue».
Michelle Perron, préposée au développement communautaire à la SADC, ajoute : «Il faut changer la mentalité qui veut que tout devrait se faire en anglais parce que les francophones comprennent l’anglais.»
Parler français n’est certes pas un désavantage quand on évolue dans le milieu des affaires dans le sud de l’Ontario. Parlez-en aux gens d’affaires de la région.



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