Le 8 février 2006
Volume 40
Numéro 5
Le campus de Windsor de l’Université d’Ottawa contribue à la formation des futurs enseignants
Par : Yves Tremblay
Editeur : Le Rempart
Windsor-
La rue Ottawa porte bien son nom à Windsor. En effet, l’université du même nom a un campus dans la capitale canadienne de l’automobile. Celui-ci offre un programme de formation à l’enseignement au primaire à des étudiants déjà titulaires d’un baccalauréat. Il met à leur disposition deux locaux, lesquels sont situés au deuxième étage de l’école L’Envolée.
Suzette Goldman est la coordonnatrice du campus de Windsor de l’Université d’Ottawa. Elle ne donne pas de cours mais agit comme professeure-conseil lorsque les étudiants sont en stage. Les futurs enseignants doivent compléter 10 semaines de stage avant de se voir accorder un brevet d’enseignement. Le programme qu’ils suivent, d’une durée d’un an, commence en septembre et se termine à la fin avril.
Plusieurs cours sont donnés par le biais de vidéoconférences. Ceux-ci ont lieu le matin. Le soir, des enseignants au primaire de la région viennent transmettre leurs connaissances aux étudiants, qui eux, viennent d’un peu partout. Plusieurs arrivent du Québec, d’autres des provinces maritimes et d’autres encore de la région de Toronto. Il y en a même une venue de France. « Ce qui est bien c’est d’entendre différents accents », affirme Constance St-Pierre, une étudiante du Québec.
Originaire des Cantons de l’Est, Mme St-Pierre a d’abord fait un B.A. en sciences politiques à l’Université du Québec à Montréal avant de se retrouver à Windsor. Elle était première sur une liste d’attente après avoir fait une demande tardive pour étudier à Ottawa. Elle affirme être bien contente de son sort et apprécie la compagnie de ses collègues. « On se tient beaucoup ensemble, explique-t-elle. On n’a pas le temps de s’ennuyer. »
Mme Goldman précise qu’elle-même et les étudiants sont constamment en contact avec Ottawa, soit par téléphone, par courriel ou encore par télécopieur. Le comité de liaison dont elle fait partie s’occupe de faire les ponts et de palier certaines demandes. Ce comité est aussi formé d’un étudiant, d’un représentant de chaque conseil scolaire, d’un représentant de l’Association des enseignants franco-ontariens, d’un représentant des professeurs et de Claire Maltais, responsable du programme. Il se réunit deux fois par année. Ses membres discutent de ce qui se passe ici et certains en profitent pour faire du recrutement auprès des élèves.
Le campus existe maintenant depuis plus de dix ans. Il a été basé dans différentes écoles de la région, dont Georges-P.-Vanier, avant de se retrouver dans les locaux de L’Envolée. Selon Mme Goldman, c’est grâce à Constance Legentil, surintendante de l’éducation au Conseil scolaire de district des écoles catholiques du Sud-Ouest, qu’il a pu voir le jour.
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