Le 31 juillet 2002
Volume 36
Numéro 30
La ministre Susan Whelan aime beaucoup ses nouvelles tâches
Par : Paulette Richer
Editeur : Le Rempart
Windsor-
"La principale difficulté dans mon nouvel emploi, explique la ministre de la Coopération internationale Susan Whelan, c’est d’arriver à balancer mon horaire afin de toujours bien remplir mes responsabilités envers ma circonscription. Je suis aussi responsable, à l’intérieur du conseil, des 12 circonscriptions du Sud-Ouest ontarien".
C’est le 15 janvier de cette année que Mme Whelan a été invitée, par le premier ministre Jean Chrétien, à devenir membre du conseil des ministres. "C’est un ministère qui demande beaucoup de déplacements et M. Chrétien trouvait que, puisque j’étais célibataire, je pouvais bien remplir le poste". Elle avoue cependant que ce ministère n’aurait pas été son premier choix.
Susan Whelan est la députée d’Essex depuis 1993 et dès son entrée au parlement, elle a été nommée secrétaire parlementaire du ministre du Revenu national, poste qu’elle a occupé pour deux ans. Ensuite, elle a oeuvré au sein de divers comités, comme le Comité permanent des finances, le Comité permanent des comptes publics et le sous-comité de la justice sur la révision de la loi sur les mesures spéciales d’importation. De plus elle a longtemps présidé le Comité permanent sur l’industrie.
Aujourd’hui, Mme Whelan est heureuse d’être la ministre de la Coopération internationale. "J’adore le défi, de savoir que je prends des décisions qui influenceront la vie de milliers de gens pour très longtemps". Elle arrive justement de voyages en Afghanistan, en Russie et en Espagne. "Le Canada veut participer à la reconstruction de l’Afghanistan, nous devons aider les pauvres du Pakistan, et nous aiderons la Russie, grâce à des programmes bi-latéraux, dans les domaines de la santé et de l’éducation, en prêtant notre expertise à conseiller leurs fonctionnaires publiques". Au début du mois, Mme Whelan annonçait à Barcelone, en Espagne, que par l’entremise de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), le Canada verserait une contribution de 53,3 millions de dollars pour lutter contre le VIH/sida dans les pays en développement.
"Oui, c’est peut-être peu, mais jusqu’à ce moment, le Canada est le pays le plus généreux. Nous espérons, avec une telle annonce, de faire bouger les autres pays, que nous inciterons les pays plus riches à faire leur part. Souvent, le Canada est innovateur et force les autres pays à participer. Par exemple d’ici 2005, le Canada a promis de verser 100 millions pour l’éducation en Afrique. Les États-Unis ont annoncé qu’ils donneraient le même montant. Mais, ils devraient faire plus que nous!" Le but ultime, dit-elle, c’est que tous les enfants puissent avoir accès à un minimum de 6 ans de scolarité, partout dans le monde, par l’année 2015.
Étant la fille de l’ancien député d’Essex et ancien ministre de l’Agriculture, Eugène Whelan, elle avoue recevoir beaucoup de conseils de sa part. "Il connaît plusieurs des pays que je visite. Nous discutons souvent ensemble... et je constate que, pour ce qui est de l’Afrique surtout, les pays étaient en meilleure position financière lorsque mon père y allait qu’aujourd’hui. C’est triste."
Lors de l’entrevue, il a été question du leadership de Jean Chrétien. "Je l’appuie. Les gens ne comprennent pas qu’en février, il y aura un vote sur son leadership, oui, mais c’est un vote sur ses réalisations, sur les choses qu’il a accomplies en tant que premier ministre. Alors, selon moi, c’est aussi un vote sur ce que j’ai accompli! C’est un homme en excellente forme physique et mentale. Il ne faudrait pas essayer de deviner quand il partira. C’est lui qui décidera."
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