Le Saint Jeannois

 Cliquez ici !

Imprimez cette pageInvitez votre ami(e) à visiter cette pagePlan du site



Accueil 


<< Retour | Archives | La une | Éditorial
Le 4 février 2006
Numéro 87
Le Saint Jeannois

Bilinguisme : mutisme du gouvernement

Par : Marc-André Bouchard
Editeur : Le Saint Jeannois

Il y a quelques jours, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a publié le nom de ses employés nommés à des postes de hauts fonctionnaires. Il publie également annuellement le nombre de postes désignés bilingues, unilingues francophones et unilingues anglophones dans la fonction publique.

La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick (SAANB) demande cependant beaucoup plus de détails à la province. Elle veut notamment connaître le nombre total d’employés francophones qui travaillent dans la fonction publique. La SAANB révèle qu’il est impossible de faire des études et de suivre l’évolution des francophones qui accèdent à des postes dans la fonction publique.

Le dernier profil linguistique publié en 1990 faisait état d’une fonction publique occupée à 33 % par les francophones. Les libéraux de Frank McKenna avaient décidé d’arrêter la publication de ces chiffres, au moment où siégeaient à l’Assemblée législative plusieurs députés du Confederation of Regions, un parti antibilinguisme.

Voilà ce qu’on appelle du racisme et surtout du manque de respect envers le peuple francophone et à double tour à part de ça. Ce qui semble plus honteux, cependant, c’est que le premier ministre actuel, Bernard Lord, un Acadien d’origine, est peu enclin à publier les chiffres que demande la SAANB. Pour son gouvernement, l’objectif est davantage de s’assurer que les services qui sont disponibles à la population le soient dans les deux langues officielles.

Aussi bien dire que le premier ministre marche sur des œufs et ne désire pas s’aventurer sur un chemin trop glissant, celui des langues officielles. Déjà qu’il a, comme il s’est plu à informer les médias, « rafraîchi », la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick et qu’il a créé un poste de commissaire aux langues officielles en 2002. Doit-il se laver les mains et donner tout le dossier, et par le fait même tout le crédit à Michel Carrier, le CLO? Pas certain.

Surtout que le commissaire vient tout juste de se prononcer en faveur de la publication des chiffres qui ont trait au profil linguistique de la fonction publique. On peut d’ores et déjà se douter que le pourcentage de francophones ou à tout le moins de personnes bilingues qui occupent un poste de haut fonctionnaire est très faible. Pourquoi alors ne pas satisfaire aux demandes de la Société des Acadiens et des Acadiennes du Nouveau-Brunswick? Le gouvernement ne se fera pas taper sur les doigts.



Cliquez ici pour visionner le cahier Éducation postsecondaire Cliquez ici !

Actualité
  • Après environ deux ans au pouvoir : Le maire de Saint-Jean fait le bilan de son mandat
    Le 17 janvier 2006, le maire de Saint-Jean Norm McFarlane a livré un discours ré...
  • La Société des gens d’affaires et professionnels de Saint-Jean : Un début d’année sur une bonne lancée
    C’est dans une atmosphère plutôt détendue que s’est déroulée la réunion de la So...
  • Le programme Changements climatiques de ONE Change : Les politiciens isolent des maisons de North End
    Le 16 janvier dernier, malgré une journée chargée, par la visite du chef du Part...
  • Culture
  • Boucar Diouf en spectacle à Saint-Jean : Des histoires racontées fort drôles
    Pour avoir un beau dimanche soir agréablement agrémenté de rires et de bonnes hi...
  • Éditorial
  • Bilinguisme : mutisme du gouvernement
    Il y a quelques jours, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a publié le nom de s...
  • Sports
  • Le congédiement de Claude Julien : La faute du coach
    Il y a quelques semaines, Claude Julien des Canadiens de Montréal a été le trois...
  •  



    Site réalisé grâce à l'éditeur Édimage Plus
    © Édimage Plus / Droits et aspects légaux / Le Saint Jeannois