Le 10 septembre 2005
Numéro 78
Le Saint Jeannois
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| Le cliché croqué lors du Mondial Air Ballons 2005 de la Lorraine en France fait voir les pilotes Christophe Houver et Laurent Lajoye en compagnie de Jim Rogers de Saint-Jean, collaborateur lors de la première traversée reliant le Nouveau-Brunswick et la France en 2000. |
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Christophe et Laurent repartent
Par : Marc-André Bouchard
Editeur : Le Saint Jeannois
Saint-Jean-
Plusieurs d’entre nous s’en souviendront, l’année 2000 a marqué, mis à part le changement de millénaire, la fameuse traversée transatlantique de Laurent Lajoye et de Christophe Houver en ballon, depuis le terrain de soccer du Centre scolaire-communautaire Samuel-de-Champlain de Saint-Jean. Cinq ans plus tard, les deux compagnons récidivent en parcourant cette fois
l’Europe et l’Asie.
Les spécialistes lorrains de l’aérostation préparent depuis maintenant trois ans leur nouveau défi : tenir sept jours en l’air et ainsi dépasser leur propre record, au départ de la Lorraine en France et en atteignant l’Asie. Un parcours en ballon de 5500 kilomètres.
La traversée l’Atlantique avait été une superbe aventure mais le seul reproche est, d’après M. Lajoye : « que nous n’avons pas vu de paysage, tandis que là, en traversant l’Europe et l’Asie, nous aurons beaucoup de paysage à survoler. Déjà avec l’Europe, puisqu’on partira par le sud, ensuite l’Égypte, l’Arabie Saoudite et si tout va bien, les Émirats, l’Arabe unie et s’il y a énormément de vent on ira jusqu’en Inde. »
Les deux hommes voleront entre 10 000 et 22 000 pieds – alors que les avions volent à 35 000 pieds – et pour eux, c’est donc beaucoup plus facile de voir les paysages.
Le défi est grand, mais ils désiraient entreprendre une aventure comme celle qu’ils ont vécue en 2000. Ils doivent effectuer une expédition dans laquelle ils n’auront que 700 litres de propane répartis dans 18 réservoirs en aluminium pour une autonomie estimée de 7 jours et demi. Par contre, les changements météorologiques n’effraie pas Lajoye.
« On espère que tout ira bien, mais on a forcément des craintes qui pourraient y avoir au cours de l’aventure, par exemple ne pas avoir de casse de matériel, de problèmes météo ou de changements de ce style-là. On craint les orages, mais la pluie, c’est pas un problème. »
Contrairement aux montgolfières conventionnelles qui sont gonflées à l’air chaud, leur ballon est gonflé à l’hélium. Ils n’ont d’ailleurs pas besoin de tellement de propane parce qu’il peut rester en l’air très longtemps. Le seul inconvénient : le coût. L’ensemble du budget de l’aventure est de 120 000 $ canadien.
"B" Quelques changements "B"
La nacelle a été complètement modifiée pour tout le côté électronique mais pour le reste, il s’agit de la même, a-t-il confirmé au Saint-Jeannois. « Elle est en fibre de verre et l’intérieur est fait en mousse de polyuréthanne qui sert d’isolant. Les dimensions de la nacelle a 3 mètres carré. » Voilà la raison pour laquelle le jour, ils passent la moitié du temps à piloter et le reste du temps, ils dorment et récupèrent.
Pour ce qui est du départ, il est prévu soit à la mi-septembre ou en octobre. C’est Dame nature qui décide quoi!
Pour la communication entre le ballon et le sol, ils ont opté pour des concepts technologiques modernes. Deux radios VHF, un téléphone pour adresser des images en temps réel, organiser des visioconférences et téléphoner et un « tracker » qui permettra d’envoyer la position du ballon toutes les quinze minutes. Il sera donc possible de les suivre à la trace, comme la dernière fois, en consultant le site Web : www.transeurasieenballon.com.
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