Le 3 décembre 2005
Numéro 84
Le leadership féminin en politique
Michèle Brideau
Saint-Jean -
Le 24 novembre 2005, l’association canadienne des femmes en communication a organisé un dîner causerie sur le leadership féminin en politque. Les invitées étaient Elisabeth Weir, Michelle Hooton et Lauren Delbel. Les lecteurs connaissent les deux premières invitées et la troisième est la présidente du conseil étudiant de Kenebecassis High à Quispamsis. La discussion portait sur le passé, le présent et le futur des femmes canadiennes en politique.
Cette causerie n’avait certainement pas comme but de critiquer l’ensemble des hommes canadiens qui sont présentement au pouvoir. Cette discussion voulait emmener les participantes dans la salle à réfléchir au nombre de représentantes canadiennes au sein des gouvernements municipaux, provinciaux et fédéraux. « C’est en posant des questions sensées que les réponses nous parviennent », a d’abord dit Elizabeth Weir.
La discussion fut animée par des statistiques fort intéressantes tirées des études faites par le ministère du Statut de la femme. Les femmes canadiennes ont le droit de vote depuis 1918. Ce fut en 1921 que la première femme fut élue à la Chambre des communes. Au Canada 52% de la population sont des filles et des femmes. Par contre seulement 17% des sièges disponibles à Ottawa sont occupés par des femmes.
Depuis 1993, il y a un déclin remarquable des femmes qui choississent de faire carrière en politique au niveau fédéral et provincial. Le Canada détient le 36e rang au niveau mondial pour le ratio de représentantes aux deux paliers gouvernementaux et la population qu’elles représentent.
Le Nicaragua et l’Irak ont plus de femmes élues par capitat féminin que le Canada. Suite à cet énoncé, mesdames Weir et Hooton ont pris la parole et ont expliqué que les femmes en politique aujourd’hui apportent un point de vue et une façon de faire bien à elles. Par contre, une vie publique est un mode de vie très demandant qui fonctionne selon un système archaïque et maintenant désuet. Les femmes aujourd’hui peuvent se réaliser dans d’autres sphères professionnelles sans abandonner les autres domaines de leurs vies. L’équilibre entre la vie personnelle et professionnelle d’une individu se joue différemment chez les femmes.
Face à cette problématique, les participantes ont discuté du futur des femmes canadiennes en politique. Comment encourager les filles et les adolescentes à entreprendre une telle carrière quand les sacrifices sont nombreux? Comment servir la population par l’entremise du service public sans abandonner famille et passions? Ce sont là des questions à choix multiples qui font réfléchir longuement.
Malgré les questions difficiles et les réflexions faites sans vraies réponses. Toutes étaient d’accord pour dire que ce nouveau dialogue est un processus dynamique. Les réponses viendront suite à maintes autres discussion du même genre. La population canadienne a besoin d’une représentation plus équitable et ce parmi les trois paliers gouvernementaux. Ce n’est pas une question d’éliminer les hommes en politique, mais plutôt de mettre au profit de la population d’autres types de solutions et d’intelligence qui peuvent emmener une meilleure qualité de vie pour tous. Les femmes peuvent apporter un nouveau regard sur la violence, la pauvreté et le harcèlement mais elles peuvent aussi contribuer au développement économique, à la distribution des ressources naturelles et aux relations internationales. C’est une question de perspective.
Editeur : Le Saint Jeannois
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