Le 15 avril 2006
Numéro 92
Recycler et composter : des gestes si simples
Par : Marc-André Bouchard
Editeur : Le Saint Jeannois
Le recyclage des déchets à la source demande une certaine discipline et également l’apprentissage de la marche à suivre. C’est pas toujours plaisant, ça prend de la place si on habite en appartement, ça pue et ça attire les petites mouches noires pour ce qui est du compostage, mais c’est un geste tellement simple à la fois et bon pour l’environnement.
Dans la région de Saint-Jean, la Commission de gestion des déchets solides de Fundy se charge de la récupération, qu’elle soit putréfiable ou solide. Le problème, c’est que les citoyens doivent eux-mêmes trier leurs déchets sinon tout va au dépotoir et bonjour la pollution.
Depuis 2001, un programme de compostage existe dans la région de Fundy. Les résidents peuvent composter à peu près un tiers de leurs déchets ménagers, comme les restes de nourriture et résidus de jardin et les déposer dans des bacs roulants vert forêt. La plupart des résidences des municipalités comme Saint-Jean, Quispamsis et Grand Bay-Westfield, quoique ces deux dernières font affaire avec une entreprise privée, s’impliquent à rendre notre environnement plus sain. St. Martins n’offre pas de service de collecte du compost.
Ce qui est dommage cependant, c’est que dans les appartements de quatre unités et plus, il ne se fait pas de ramassage de compost, à moins que les propriétaires prennent les devants sur l’entreprise de gestion des déchets.
Pour ce qui est du recyclage à proprement parlé, comme on le connaît avec les 23 dépôts – disons plutôt conteneurs – à travers les cinq municipalités faisant partie du Saint-Jean métropolitain (Saint-Jean, Rothesay, Quispamsis, Grand Bay-Westfield, St.Martins), ils ont beau être voyants par leur bleu ciel, l’efficacité n’est pas là.
En parlant dernièrement avec le porte-parole de la Commission de gestion des déchets solides de Fundy, Jack Keith, Le Saint-Jeannois s’est rendu compte que pour l’instant, les municipalités régionales, puisque c’est à elles de prendre la décision, n’obligeront pas les résidants de recycler… à court terme en tout cas. Même M. Keith préfère l’éducation et la sensibilisation, plutôt que la nécessité.
On peut se poser quand même la question s’il n’est pas une bonne idée de rendre obligatoire le recyclage et même aussi le compostage.
La conséquence de tout cela? Oui les coûts pourraient augmenter – l’enfouissement des déchets coûte cher et c’est ensuite aux villes d’éponger les déficits – mais d’un autre côté, si les citoyens prennent leurs responsabilités et que les municipalités les sensibilisent, la récupération pourrait devenir rentable. L’accessibilité est pourtant simple, le Québec a ses bacs verts ou bleus et ils sont partout depuis plusieurs années, même les sacs bleus ou verts dans la région de Moncton sont désormais obligatoires pour les résidants de cette ville et bientôt de Dieppe. Il ne suffit que d’y penser et d’y croire surtout.
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