Mesdames Johanne Labonté et Paule Boisvert, lors de la graduation 2005, à Timmins. Elles quittent le Conseil d’administration enchantées de leurs expériences et fières d’avoir laissé leurs expertises pour le développement du Collège Boréal.
Expérience Boréal pour deux résidentes de Timmins
Penser gros pour accomplir quelque chose
Par : Doris Bouchard
Editeur : Nouvelles de Timmins
Timmins-
Doris Bouchard
TIMMINS - Les Nouvelles
Des expériences, il y en a de toutes sortes. Mais en ce qui concerne la possibilité de faire partie du Conseil d’administration du Collège Boréal, l’expérience s’avère plus intéressante et enrichissante.
C’est ce qui s’est passé pour deux résidentes de Timmins Madame Paule Boisvert et Madame Johanne Labonté.
Le Collège Boréal est sous la direction d’un Conseil d’administration depuis sa fondation, il y a dix ans. Ce Conseil d’administration est représenté par vingt-deux personnes ayant des qualifications spécifiques. Elles représentent soit une région précise ou est membre d’intérêt commun. À chaque mandat de trois ans, on y cherche une expertise précise pouvant aider à faire grandir Boréal dans toute sa dimension. On désire que le C.A. soit représentatif et ait des qualifications diversifiées.
Madame Johanne Labonté a eu un intérêt particulier pour le développement du Collège Boréal, lorsque sa fille a vécu l’expérience Boréal, en 1998. “Je crois beaucoup en la cause francophone et à ce que nos jeunes soient capables d’étudier dans leur langue française”, souligne Madame Labonté.
Depuis dix ans, le Collège Boréal s’est développé à une vitesse éclair dans les différents campus situés à Hearst, Kapuskasing, Timmins, New Liskeard, Sudbury, Sturgeon Falls et dans la région du Sud ontarien : Windsor, Toronto et Hamilton.
Madame Johanne Labonté fut élue comme membre d’intérêt commun dans le domaine de la santé, afin de voir à la protection et au développement des intérêts globaux des francophones des régions éloignées. “Les gens autour de la table ont différentes expertises : éducation, loi, santé, agriculture, industrie, etc et les dossiers que nous avons eu à développer sont la mise sur pied des campus dans le Centre-Sud-Ouest de l’Ontario, le mandat de Boréal, la résidence à Sudbury qui ouvrira ses portes en septembre 2005 et le développement du Collège à Timmins”, mentionne Madame Labonté qui a siégé pendant deux mandats au sein du Conseil d’administration, de 1998 à 2000 et de 2002 à 2005. Son mandat a pris fin dernièrement. “Mon expérience a été tout un apprentissage, des plus intéressants. Les gens sont plein d’expériences qui offrent leurs expertises et sont vraiment passionnés. La complicité entre les membres est vraiment exceptionnelle. Ils croient vraiment en la cause francophone et cela m’a ouvert les yeux sur le monde de l’éducation”, explique Madame Labonté. Elle ajoute que les rencontres mensuelles permettaient de s’assurer que les dirigeants et le personnel aillent dans la bonne direction et suivent la mission et la vision du Collège Boréal. “Présentement la construction d’un édifice à Timmins est nécessaire et même indispensable, si on désire garder nos jeunes dans le Nord ontarien et obtenir une programmation scolaire complète en français”, assure Madame Labonté.
Madame Paule Boisvert qui a siégé au Conseil d’administration depuis 1999, a présenté son expertise en éducation, pendant six ans. Elle quitte donc aussi le Conseil d’administration pour faire place à d’autres défis. Madame Boisvert a oeuvré au secondaire en tant que directrice de l’École secondaire Thériault. Elle a aimé faire un lien entre le se-condaire et les études post secondaires. L’École secondaire Thériault avait fait ses preuves. Il était donc, de bonne augure, que Madame Boisvert apporte son expérience, considérant que Boréal était encore au niveau embryonnaire. “J’ai vu Boréal à la grande échelle mais aussi Boréal-Timmins. Le Collège était jeune et je pensais à créer des partenariats avec les organismes et les entreprises, qui serait une force économique dans le Nord, tout en m’assurant de la variété des cours et de qualité de l’éducation, qui serait la marque de commerce de Boréal”, mentionne Madame Boisvert.
On sait que le Collège Boréal, qui est francophone, a une plus grande visibilité et va chercher plus de jeunes d’ailleurs. Le choix d’étudier à Boréal est un choix d’étudier en français. C’est donc important au niveau économique d’offrir des cours et de la formation dans le Nord. Concernant l’expérience de Madame Boisvert au sein du Conseil d’administration de Boréal, elle a trouvé que les gens étaient prêts à s’investir et voulaient ce qu’il y avait de mieux pour Boréal et les apprenants. Les gens travaillaient bien ensemble afin de faire avancer les dossiers.
En ce qui concerne la qualité des programmes, ceux-ci sont évalués par des entrepreneurs, par des jeunes et par des enseignants. Il y a eu amélioration dans le développement. “La satisfaction des entrepreneurs est à un haut niveau et la préparation aux examens provinciaux pour la rentrée dans les écoles professionnelles en sont la preuve”, mentionne Madame Boisvert.
Avec la maturité du Collège Boréal, la programmation se fait avec plus de spécificité concernant les besoins des communautés et des régions, tout en respectant la proximité des campus. La programmation est offerte aussi avec plus de qualité au niveau des compétences professionnelles.
La vidéo conférence répond à un besoin et permet plus d’accessibilité à des cours. Des stratégies sont aussi développées avec d’autres institutions et de nouveaux cours se développent selon les besoins des régions comme les nouveaux cours qui sont offerts présentement au campus de Timmins, en septembre.
Les programmes avec un garanti d’emploi sont aussi récents à Boréal et à chaque année, il y a des ajouts.
“Boréal est innovateur et est un des rares collèges à offrir ces programmes. En offrant des programmes de qualités, il est plus facile de garantir de l’emploi”, dit Madame Boisvert. “Si l’apprenant ne se trouve pas d’emploi, il peut revenir prendre un nouveau cours, gratuitement, à Boréal”, ajoute-t-elle.
La qualité des programmes et des ressources sont des critères importants pour Boréal. Sa vision se solidifie, peu à peu, à vouloir desservir une population jeune et moins jeune dans tous les campus. L’aide apporté aux apprenants s’avère être de plus en plus de qualité. “On désire créer un environnement qui va permettre aux apprenants de se sentir accueillis et de sentir qu’ils ont une chance de réussir”, ajoute Madame Boisvert. Le niveau de décrocheurs est très bas à Boréal, comparativement aux autres collèges et un système est développé afin d’identifier les gens qui pourraient être tentés de décrocher. Boréal s’éloigne aussi d’offrir un programme coupé, en offrant une année à un endroit et les autres années du cours dans un autre campus. On désire offrir, de plus en plus, des cours complets dans les campus.
À Timmins, maintenant, il est grandement temps de penser à un Collège dans toute sa dimension. Les locaux se font de plus en plus petits et la diversité des cours ainsi que l’augmentation des inscriptions, font en sorte qu’il est urgent de penser à un établissement respectable dans sa structure et son emplacement. Le fait de penser que les apprenants pourront traverser, de la maternelle à l’université, complètement en français et à Timmins, s’avère être un atout afin de conserver les jeunes dans le Nord ontarien.
Le Collège Boréal célèbre sa 10ième année de fondation et on se rappelle les premières rencontres qui ont eu lieu, avec les quelques personnes qui croyaient en la francophonie dans le milieu collégial.
Boréal et Timmins grandiront dans la francophonie à la mesure que les francophones croiront fermement en leur origines et en leur culture.
“Il faut penser gros et en pensant gros, on a plus la chance d’accomplir quelque chose qui va répondre aux besoins de la communauté”, paroles de Paule Boisvert.