Le 13 avril 2005
Volume 9
Numéro 15
Nouvelles de Timmins
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| Rémi Boileau, Anita Damini, Yves Malette (pro maire), Gérald Boileau, (en arrière) Ross Clausi et John Huggins sont les visionnaires qui ont fait en sorte que les résidents de Timmins seront dotés d’un édifice d’un moderniste extra. |
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Un projet culturel réalisé
La nouvelle bibliothèque, une oeuvre d’art
Par : Doris Bouchard
Editeur : Nouvelles de Timmins
Timmins-
Doris Bouchard
TIMMINS - Les Nouvelles
Le projet de la bibliothèque est enfin réalisé!
Il me semble qu’il n’y a pas si longtemps, on déroulait les plans et on discutait des matériaux. Mais voilà que les 90,000 articles de toutes sortes, sont sur les tablettes, que le personnel s’affaire à une dernière touche et que les portes ouvriront au grand public, très bientôt. Le projet s’est déroulé sans difficulté majeure.
“Il y a plusieurs années que le projet est commencé”, mentionne un des fondateurs du projet, Monsieur Rémi Boileau. “Monsieur Grant Chevrette avait mentionné l’idée et avait montré un modèle de bâtisse. Dans les années 80, un rapport avait aussi été produit, mentionnant que la ville de Timmins était en retard concernant une bibliothèque”, ajoute Monsieur Boileau.
Donc il y a plusieurs années que le projet mijotait dans la tête des visionnaires qui dési-raient aller de l’avant dans l’évolution de la culture.
En septembre 2000, Messieurs Grant Chevrette et Rémi Boileau ont été demandés afin de prendre part au projet. Sous la gérance du maire Victor Power, une étude avait été élaborée par une compagnie de London. On avait aussi étudié comment procéder pour le prélèvement de fonds.
Avec le changement à la mairie, Jamie Lim avait fait de ce projet une priorité et avait continué les démarches en décidant la construction de l’édifice. “La division qui est survenue du côté politique, n’aurait jamais dû avoir lieu, puisque les deux maires étaient en faveur de la construction d’une nouvelle bibliothèque”, mentionne Monsieur Rémi Boileau. Une simple incompréhension, a fait en sorte qu’une division s’est occasionnée, donnant lieu à des commentaires désagréables, de part et d’autres. La bonne communication est toujours de mise.
Le besoin se faisait sentir concernant la construction d’une nouvelle bibliothèque. L’aménagement n’était plus adéquat et l’espace manquait de plus en plus, considérant les nouveautés que la technologie apporte. “Une subvention de 65,000 $ avait même déjà été refusée, par manque d’espace”, explique Monsieur Boileau.
La modernisation s’imposait et le projet est, à toute fin pratique, presque terminé, puisque le personnel s’affaire à exécuter les dernières touches avec grand bonheur.
Et, finalement, la population se rallie. Mais on peut comprendre que le changement et la nouveauté peuvent occasionner certaines craintes.
La nouvelle bibliothèque apportera un potentiel immense aux personnes venant faire des recherches, des études et de la lecture. Une salle multi disciplinaire, une section pour enfants, 40 postes d’ordinateurs, des salles privées, beaucoup plus de tables et d’espace pour le public; en fait, ce sera un lieu de culture et de détente, puisqu’on pourra y faire de la lecture devant un foyer. Qui peut en dire autant?
“La ville de Timmins devait donner à ses citoyens un système nous mettant au même niveau que les autres villes, en fait de communication”, dit Monsieur Rémi Boileau, “et en plus, on a la seule bibliothèque à recevoir des subventions du provincial et du fédéral de 2,3 millions, parce que la bibliothèque était rattachée à la coalition, sinon, on n’aurait pas eu de subvention,” explique clairement Monsieur Boileau.
On sait que du côté de la coalition des services de santé et de services sociaux, le montant de 7,2 millions est entièrement payé par le provincial et les payeurs de taxes n’auront rien à débourser.
Concernant la bibliothèque, il ne reste que 200,000 $ à recueillir d’ici septembre et on s’attend à la générosité des compagnies pour répondre au dernier appel. Les co-présidents du comité de prélèvement de fonds, Monsieur Rémi Boileau et Sylvia Gravel sont heureux des résultats.
Les projets de la feuille au coût de 100 $ et du livre à 50 $ continuent, mais il en reste très peu. Les documents pour ces projets de cueillette de fonds peuvent se retrouver à l’hôtel de ville.
“On arrive près de notre objectif et il faut vraiment féliciter Monsieur Rémi Boileau et le comité de prélèvement de fonds, pour le travail acharné, pendant des mois. On peut leur lever notre chapeau”, mentionne Monsieur Yves Malette, représentant du conseil de ville.
“J’ai été complètement transporté par l’apparence de la bi-bliothèque et par le sourire des travailleurs et des préposés à la bibliothèque. L’architecture donne le goût d’aller chercher plus loin”, mentionne Monsieur Gérald Boileau. “Il y a de l’art dans ce bâtiment et on était dû de l’avoir. On est chanceux d’avoir ce qui nous revient. On vient de toucher à quelque chose d’essentiel sur le plan culturel”, ajoute Monsieur Gérald Boileau.
Tout en faisant le tour des lieux avec le comité fondateur de la bibliothèque, j’ai pu découvrir que les livres de langue française et anglaise étaient mélangés. J’aurais aimé voir une section pour la langue française, puisque ça éviterait énormément le temps de recherche et en plus, il faut le dire, on pourrait voir le % des documents qui est alloué aux francophones et le montant de financement qui s’y fait à chaque année.
J’aurais aussi apprécié me faire répondre en français, lorsque j’ai demandé au nouvel employé embauché dernièrement au service à la clientèle, Monsieur Jérémy Bisson, quel était son poste et depuis quand il était un employé à la bibliothèque. Il fut incapable de me comprendre et j’ai eu droit à une réponse, complètement en anglais. Dommage qu’on n’ait pas tenu compte du 40 % de la population francophone qui réside à Timmins, lorsqu’on a embauché les deux nouveaux employés qui sont tous les deux, complètement de langue anglaise.
Mais finalement, on se rend compte, jour après jour, qu’on a encore du travail à faire du côté de la francophonie à Timmins. Compte tenu que nous sommes des gens fiers de notre langue et de notre culture, nous conti-nuerons d’être là, au coeur de la ville, pour simplement demander ce qui nous revient de droit; un service dans notre langue maternelle.
Les portes de la nouvelle
bibliothèque ouvriront au public, lundi le 25 avril, au 320, rue Second, au coin de la rue Spruce. C’est un rendez-vous.
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