Le 25 mai 2005
Volume 9
Numéro 21
Nouvelles de Timmins
Une nomination politique incontestée
Charlie Angus et le support aux communautés
Par : Doris Bouchard
Editeur : Nouvelles de Timmins
Timmins-
Doris Bouchard
TIMMINS - Les Nouvelles
C’harlie Angus sera le candidat fédéral officiel pour le Nouveau Parti Démocratique, dans la prochaine campagne électorale.
C’est devant de nombreux supporters et avec une équipe solide qu’il envisage une campagne électorale, venant à la défense des différentes communautés et des différents groupes ethniques.
Né à Timmins le 14 novembre 1962, Charlie Angus a travaillé à travers le Canada, comme négociateur, avec différents regroupements et principalement avec les Premières Nations du Québec et de l’Ontario, sur les opportunités du développement communautaire et économique.
Marié à Brit Griffin, depuis 18 ans, ils ont élevé leurs trois enfants : Mariah, 17 ans; Siabhan, 15 ans et Lola, 8 ans, à Cobalt (Ontario).
Dans sa deuxième résidence à Timmins, Charlie Angus a une autre passion que la politique celle d’écrivain. Il a publié trois livres sur la culture dans le Nord et a récemment terminé son quatrième, The Flying Father, représentant la vie du Frère Les Castello, publié par Novalis.
Ses talents d’écrivain, de journaliste / rédacteur, de chanteur / musicien, de radio diffuseur, de coordonnateur et de rassembleur en fait une personnalité à divers potentiels.
Surnommé L’amoureux du Nord, il désire changer le monde. “Ça peut paraître naïf et simplet mais je pense que si on prend les moyens comme être député, on peut faire la différence et c’est pour cette raison que je suis député”, mentionne Charlie Angus. Il ajoute que la principale raison de son implication sur la scène politique fédérale est que le Nord ontarien n’avait pas de représentation solide et qu’il voulait arrêter la dégradation continuelle de la représentati-vité, sur la scène nationale. Ayant travaillé comme négociateur pour le développement des ressources pour la jeunesse, le député fédéral de Timmins / Baie-James a eu l’occasion de rencontrer différents députés, au niveau provincial et fédéral. Conscientisé aux besoins des communautés, Charlie Angus est devenu représentant du Nord ontarien afin de venir en aide aux gens du Nord. C’est à la dernière élection fédérale, en mars 2004, qu’il est devenu député fédéral démocrate, pour Timmins / Baie-James.
Plusieurs fonctions sont rattachées à Charlie Angus, au niveau politique : porte-parole en Agriculture et Agro-alimentaire; porte-parole à Patrimoine canadien; porte-parole au Développement rural, il siège aussi au sein de différents autres comités de la Chambre des communes.
Un des premiers mandats que le député s’est donné est de défendre le transport des déchets et d’envahir la Mine Adams.
“Je suis un organisateur, je connais bien le Nord et les communautés autochtones, j’ai représenté les Écoles catholiques à Timmins et j’ai une bonne expérience dans l’organisation de regroupement. On a besoin d’une voix forte et c’est pour cette raison que je suis là”, explique Monsieur Angus.
Ses longues journées de travail, de 7 h du matin à 22 h le soir, l’amène à travailler sans cesse pour les gens qu’il connaît bien et avec son équipe solidement établie. “Les gens me connaissent bien et je ne suis pas un partisan. J’essaie de rester honnête et de ne pas attaquer les autres politiciens”, dit le député fédéral. “Je m’engage à devenir bilingue mais ce n’est pas facile pour un anglophone, mais avec mes adjoints et mon administration, nous desservons la communauté francophone et anglophone”, rajoute Charlie Angus.
Le député de Timmins / Baie-James visite toutes les communautés et se rend régulièrement visiter les gens du Grand-Nord. sur la côté de la Baie-James. “C’est une grande communauté et j’essaie d’être là parce qu’ils y a de grands besoins. La pauvreté et le manque de ressources sont très grands, quand on pense à Kashechewan, Attawapiskat et Fort Albany. C’est terrible. Les gouvernements donnent continuellement des délais et c’est très lent avant d’obtenir quelque chose. Le Grand Nord est éloigné et les gens du gouvernement ne voient pas ce qui s’y passe et ce dont les gens ont besoin. Ils ne sont pas conscientisés aux besoins essentiels des gens”, explique clairement Charlie Angus.
On se souvient du dossier des institutions scolaires pour Attawapiskat. Une école a été fermée pour cause d’infiltration de matières toxiques venant du port. On a demandé la construction d’une nouvelle école à un emplacement différent, parce que la senteur et la moisissure rendent les élèves malades. On leur a donné des écoles portatives, sans grands locaux et sans services pouvant servir au développement des étudiants. Il y aurait-il deux poids, deux mesures dans l’éducation des jeunes, concernant les autochtones du Grand-Nord? On sait que la mine de diamant DeBeers a déjà commencé ses installations et que c’est un projet qui va se développer sur 20 ans et qui va amener de nombreuses familles à s’installer à Attawapiskat. Les jeunes aux études présentement vont être les travailleurs de demain dans cette mine. Il faut donc les éduquer et les former adéquatement à cette fin. Si les gens du gouvernement ne sont pas capables de penser à la santé des autochtones, sont-ils capables de penser au développement économique et social de cette communauté. Peut-on développer une mine de diamants et avoir à ses côtés, une communauté qui est d’une pauvreté exceptionnelle au niveau infrastructure et développement culturel? Faudrait-il encore des lettres d’appuis, des pétitions et des protestations de part et d’autres, pour faire ouvrir les yeux des différents paliers gouvernementaux, au sujet du développement du Grand-Nord? Je lance un défi aux institutions scolaires de Timmins et des environs à se mobiliser et à faire écrire des lettres et à élaborer des dessins avec les élèves et d’expédier le tout à Charlie Angus. Je lance des défis aux agences et aux maisons d’affaires à se mobiliser et à appuyer cette demande au gouvernement et en communiquant avec le député fédéral. Peut-être, qu’en travaillant ensemble dans ce sens, qu’on peut réveiller des ministres engourdis par la richesses du quotidien. Qui sait?
Concernant la fermeture des moulins à scie dans notre région. Charlie Angus se dit complètement en désaccord avec les installations de multi nationales qui désirent contrôler entièrement le marché du bois. “On ne peut pas séparer le bois avec les communautés du Nord, sinon, il n’y aura plus de ville existantes”, mentionne-t-il. “Pourquoi devrait-on expédier le bois dans le Sud et aux États-Unis? Nos communautés dépendent des ressources naturelles et si nous dépendons complètement des mines, ce ne sera pas bon pour l’économie”, ajoute le député fédéral.
Au sujet de l’exode des jeunes du Nord, on ne peut pas se permettre de laisser aller nos jeunes étudier dans le Sud car le risque est grand pour qu’ils y demeurent. Un plan stratégique doit être bien établi. “Nous avons besoin d’un plan stratégique pour garder nos jeunes et développer le Nord et c’est sur quoi je suis en train de travailler avec différents regroupements. J’ai l’appui de Jack Layton à ce sujet”, mentionne Charlie Angus. Si nous voulons garder nos francophones à étudier dans le Nord il faut certainement penser à développer le Collège Boréal à son plein potentiel et c’est une construction qu’on aura besoin puisque l’emplacement actuel est restreint.
Concernant le récent budget, il a été appuyé par le NPD parce que les gens du Nord vont en profiter. C’est un budget de cinq ans et l’argent que l’Ontario va recevoir sera sur les deux premières années. Ça va venir en aide à la communauté et aux payeurs de taxes. Des montants vont concernés les infra structures, les résidences à prix modiques, les résidences à prix modiques pour les autochtones, l’aide aux étudiants, pour l’environnement, pour l’amélioration des édifices et les fonds de pension. En fait c’est un budget qui a été élaboré en conséquence d’une élection. Il y a encore une possibilité qu’on retourne aux urnes prochainement. On ne sait jamais!
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