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Le 15 juin 2005
Volume 9 Numéro 24
Nouvelles de Timmins

Monsieur Richard Poirier a oeuvré, pendant 32 ans, dans le domaine de l’éducation et a eu l’enfant au coeur de ses décisions.

32 ans de loyaux services Richard Poirier, fondateur de l’École publique Renaissance

Par : Doris Bouchard
Editeur : Nouvelles de Timmins

Timmins-

Doris Bouchard
TIMMINS - Les Nouvelles

L e fait d’être le fondateur de l’École publique Renaissance, n’est pas seulement un titre, mais une mission qu’on se donne dans la persévérance et la conviction.
Avant de fonder une école, il y a eu tout un cheminement professionnel et personnel dans la vie de Monsieur Richard Poirier.
Les études en enseignement se sont faites à l’Université Laurentienne. Ensuite ce fut à la Faculté d’éducation à Ottawa que Monsieur Poirier est allé, pour continuer à Windsor afin d’obtenir un Baccalauréat.
Les premières années d’enseignement se sont faites à Windsor, de 1973 à 1980.
Pendant ces belles années, Richard rencontra Liliane Prégeant, se sont mariés et ont eu deux garçons, Mathieu et Daniel, qui sont tous les deux aux études.
En 1981, la famille Poirier est déménagée à Timmins et ce fut l’enseignement en 7ième et 8ième année, à l’École St-Gérard, pendant neuf ans.
En 1990, Monsieur Poirier a transféré au Conseil public français. “Il y avait de beaux défis à relever en venant me joindre au Conseil public français, qui était relativement nouveau en éducation et aucun regret ne s’est fait sentir face à cette grande décision. Je suis content d’avoir pu me joindre à un conseil qui était visionnaire et qui voyait un beau futur pour l’éducation publique française”, explique Monsieur Poirier. Il enseigna donc aux élèves des niveaux de la 7ième à la 9ième année, à l’École publique Lionel-Gauthier, sur la rue Rea, pendant deux ans. Il devint directeur adjoint.
Pendant ce temps, les parents approchaient le Timmins Board of Education, afin de pouvoir obtenir une éducation publique en français pour leurs enfants qui se dirigeaient au secondaire. À ce moment, l’École élémentaire Lionel-Gauthier faisait partie d’une section minoritaire de langue française du Timmins Board of Education. Lorsque les enfants quittaient l’École Lionel-Gauthier, ils devaient changer de conseil scolaire, en allant au conseil anglais ou au conseil privé. Les parents désiraient que leurs enfants continuent dans le même conseil scolaire public, où l’enseignement était ouvert à toutes les croyances religieuses. Le ministère de l’Éducation a reconnu qu’il y avait un besoin au secteur public français. Il existait un conseil catholique français, un conseil catholique anglais, un conseil public anglais; il manquait donc un conseil public français, selon la logistique. Cela donnait un choix aux francophones car ce ne sont pas tous les élèves qui peuvent s’adapter à une grande école secondaire. “Les élèves plus gênés, plus réservés et plus habitués à des plus petits groupes n’y sont pas à l’aise. La pression des pairs est plus grande aussi”, explique Monsieur Poirier. “En offrant un choix d’éducation, ça permet d’avoir de plus en plus de la qualité des services. Le Conseil public présente une compétition saine en offrant un choix de services de qualité, basé sur une attention spéciale à chaque élève”, ajoute Monsieur Poirier.
Le projet débuta donc, pour l’obtention d’une école secondaire publique de langue française. Monsieur Poirier explique qu’il fallait bâtir de bons programmes scolaires et para scolaires avec une implication communautaire. Il fallait aussi qu’il se fasse valoir comme une école publique et que l’équipe travaille pour le bien de l’élève et de l’école.
Les premiers cours du secondaire se sont donnés aux élèves de 9ième année, au coin de la rue Preston et Wilson. Les étudiants partageaient les locaux du gymnase avec les plus jeunes de l’École élémentaire publique Lionel-Gauthier. Le premier registre de présences de 1993-1994 comprend 18 élèves de 9ième année et l’école se nommait l’École publique Lionel-Gauthier, module se
condaire.
L’année suivante, ce fut le déménagement au Complexe du gouvernement à Porcupine et ce fut le partage des locaux avec le gouvernement et le collège Boréal.
“Ce fut de beaux moments mais du boulot d’être défricheur et de grands défis à surmonter, afin de se faire reconnaître dans la communauté comme une école viable et ouverte à des choix aux francophones”, dit Monsieur Poirier.
Des concours ont eu lieu pour le nom et le logo de l’école. L’enseignante Nicole Robin fut la gagnante pour le nom Renaissance et l’enseignant Cyril Dionne pour le logo. Une plaque commémorative fut élaborée en 1994 pour ces choix. Les inscriptions augmentaient et la construction de la nouvelle école publique Renaissance eut lieu en 2001, sur la rue Sherley. Plus de 100 élèves étaient inscrits à la construction. C’était la première école du conseil qui était construite et il y en a eu plusieurs autres depuis. “L’école Renaissance a fleuri dans la communauté parce qu’on pouvait offrir un service personnalisé. Elle continue à grandir et à se faire valoir dans différents volets. On y offre un programme de qualité dans une atmosphère familiale. Les jeunes dans une petite école peuvent accéder à toutes les acti
vités et à tous les sports. Ce n’est pas réservé à une élite mais ouvert à tous et le but n’est pas toujours de gagner mais de vivre des expériences enrichissantes”, explique Monsieur Poirier.
La revue McLean a reconnu l’École secondaire publique Renaissance comme étant une petite école avec un très bon ratio professeur/élève et ayant un enseignement personnalisé dans une atmosphère familiale.
“Concernant la vision du conseil au niveau informatique, c’est d’être à la fine pointe de la technologie et nous avons un excellent ration ordinateur/élève. Les enseignants ont l’avantage de posséder leur portable. Alors lorsqu’il y a présentation dans une classe, l’élève peut s’en servir.
Monsieur Poirier pourrait longtemps nous parler de l’École publique Renaissance et du Conseil public du Nord-Est. Mais cette année, c’est le 10ième anniversaire de la fondation de l’École publique Renaissance et la 32ième année de service, de Monsieur Richard Poirier, au niveau de l’éducation et c’est à souligner.
À cette dernière année, avant sa retraite, Monsieur Poirier travaille présentement en collaboration avec Madame Paulette Paquette, chef des services éducatifs. Ensemble, ils ont les dossiers de numératie et de littératie du programme PARE (programme axé sur la réussite des élèves). Monsieur Poirier est aussi en marketing pour le conseil et agit comme agent de liaison dans la région du Nord ontarien, afin de rehaus
ser les effectifs.
Le cheminement de Monsieur Poirier fut exemplaire : les défis rencontrés ont été relevés personnellement et professionnellement, ce qui lui a permis de grandir, comme il nous raconte. Il apprécie la façon de l’évolution du système d’éducation qui a su changer et grandir avec les jeunes qui sont plus informés et qui possèdent plus de technologie. Les jeunes enseignants ont développé une capacité d’enseigner avec la nouvelle technologie. Il y a une grande satisfaction personnelle avec ces 32 années dans la même carrière.
Monsieur Poirier désire remercier son épouse, Liliane, qui a toujours su lui apporter beaucoup de support positif pendant 32 ans.
Un merci s’adresse aussi au Conseil scolaire public français qui a eu Renaissance à coeur comme il a eu l’enfant au coeur de ses décisions. Monsieur Poirier désire aussi remercier ses collègues et tout le personnel de soutien. “C’est grâce à eux si j’ai eu la chance de fleurir en tant qu’éducateur”, dit-il. Des remerciements s’adressent aussi à tous les parents qui ont su être présents par leur implication.
Les projets d’avenir de Monsieur Poirier me font sourire car il aimerait partager son temps entre les voyages et le Conseil scolaire public français. Il s’occupe présentement de la logistique d’une conférence régionale en numératie qui aura lieu les 18 et 19 octobre prochain, qui réunira au moins 150 personnes.
“L’école publique Renaissance est une école que j’aurai toujours à coeur, de même que le Conseil scolaire public français. Je vais leur porter un intérêt particulier, où moi-même j’ai pu grandir”, mentionne Monsieur Poirier.
Une grande fête aura donc lieu en son honneur, mercredi le 15 juin, à 18 h, à l’École publique Renaissance. Le tout sera organisé par les étudiants et les billets sont en vente présentement à l’école.



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