Le 13 juillet 2005
Volume 9
Numéro 28
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| Monsieur Rick Lamarche, représentant des communications pour l’union des travailleurs dans le domaine de l’é-nergie et du papier; Madame Judy Smith, présidente du local 32; le chef du parti NPD, Monsieur Howard Hampton et le député NPD au provincial, Monsieur Gilles Bisson. Tous étaient à la conférence de presse afin de se prononcer sur leurs inquiétudes concernant l’industrie forestière dans le Nord ontarien. |
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Tragédie dans les opérations forestières du Nord ontarien
Kyrielle de fermetures éventuelles
Par : Doris Bouchard
Editeur : Nouvelles de Timmins
Timmins-
Doris Bouchard
TIMMINS - Les Nouvelles
L’industrie forestière n’est plus ce qu’elle était et ne le sera plus, dorénavant. Les causes primordiales de la kyrielle des fermetures des moulins à scie sont les coûts élevés de l’électricité et l’absence de planification pour l’industrie forestière. Les deux causes sont le reflet du manque de réaliste du gouvernement actuel.
Howard Hampton, le représentant du Nouveau parti démocratique était de passage à Timmins, la semaine dernière. Au bureau de Gilles Bisson, il a déclaré à la presse que Dalton McGuinty prend le Nord de l’Ontario pour acquis. “L’industrie forestière est en crise et des centaines de familles ont leurs emplois à risque”, mentionnait Monsieur Hampton.
Celui-ci mentionnait que le gouvernement libéral avait investi, 500 $ millions dans l’industrie automobile, 125 $ millions dans l’industrie du cinéma et de la télévision et 400 $ millions dans les casinos, mais qu’il avait oublié d’investir dans l’industrie forestière, qui est le point central de l’économie du Nord ontarien.
“Dalton McGuinty tourne le dos aux communautés forestières du Nord”, a mentionné Howard Hampton. Il a mentionné que les administrateurs des moulins de pulpe et de papier à travers l’Ontario, allaient surveiller l’augmentation du prix d’électricité et qu’ils allaient prendre une décision qui résulterait dans une diminution des opérations forestières.
C’est pas souvent qu’on peut voir les moulins fermer indéfi-niment et dans un effet d’enchaînement. Le Nord ontarien est présentement, sérieusement touché par les prix exorbitants des terrains, de l’électricité et des taxes. Il semble, d’après le coût des terrains, qu’ils sont d’une rareté. Pas du tout. Comment peut-on encourager les jeunes à investir dans une propriété ou dans un emplacement, lorsque les emplois sont si peu garantis et que tout est continuellement à la hausse, à l’exception des emplois? Il semble que personne ne fait quoi que ce soit pour y remédier.
Douze moulins, dans le Nord, ont été identifiés comme à risque, touchant 7,500 emplois directement et 17,500 emplois indirectement. Les emplois sont, indéniablement, la construction des communautés. Les administrateurs des différents paliers gouvernementaux vont-ils réagir à cette situation alarmante ou vont-ils dormir sur leurs lauriers, en se satisfaisant de leurs salaires touchés à même les taxes des contribuables?
“Le prix de l’électricité cause des difficultés aux moulins à scie. Ceux-ci devraient payer l’équivalent du coût de production d’énergie dans le Nord”, a mentionné Monsieur Hampton. “Les moulins à scie paient actuellement l’électricité, 70 $ du mégawatt tandis que son coût de production est de 10 $ du mégawatt”, a expliqué Howard Hampton. Il a continué en mentionnant que les moulins à papier au Québec, au Manitoba et en Colombie Britannique paient seulement 30 $ à 40 $ du mégawatt pour l’hydro. Le coût des services comme l’électricité a un impact majeur dans la fermeture des moulins à scie.
L’industrie forestière a, aussi, besoin de politiques qui permettraient se savoir où elle s’en va avec ses coupes de bois à blanc et sans limite. Une évaluation des réserves forestières actuelles s’avère nécessaire afin d’évaluer le nombre de permis à distribuer ou à donner seulement aux mêmes compagnies qui monopolisent le marché forestier. Où sont les politiques de l’industrie forestière? Où sont les politiques des coûts de l’électricité pour l’industrie forestière? Ce sont des questions que se posent de nombreux contribuables de même que Howard Hampton.
Selon Monsieur Hampton, la planification de l’industrie forestière devrait contenir des politiques concernant l’électricité, où les coûts devraient être raisonnables. Il continue en mentionnant qu’il n’y a pas de politique concernant l’éducation et la main d’oeuvre. “L’industrie change et on a besoin de politiques afin de suivre le nouveau marché et qui rehausseraient les métiers dans le domaine forestier. L’investissement dans la nouvelle technologie est essentielle. Les stratégies de transport, de la forêt aux industries ne sont pas en place et devraient être étudiées”, ajoute-t-il.
Gilles Bisson a ajouté que le Nord manquait d’hommes de métiers : mécaniciens, électriciens, mécaniciens industriels et qu’on avait pas non plus de politique à ce sujet. Il a ajouté que la technologie devenait de plus en plus sophistiquée et que nous n’avions pas de spécialistes formés pour la nouvelle technologie et les métiers forestiers. “Le marché change et c’est un grand défi à relever”, ajoute le député provincial Bisson. “Le gouvernement devrait parler avec les représentants des unions afin se connaître les besoins des industries et des employés”, ajoute Monsieur Bisson.
Le représentant de l’Union, Monsieur Rick Lamarche, dit qu’il va continuer d’ insister auprès du gouvernement, afin qu’il établisse des politiques et qu’il réalise l’importance de l’industrie forestière dans le Nord ontarien.”Nous devons travailler ensemble et lancer le message aussi souvent que possible afin que le gouvernement entende”, mentionne Monsieur Lamarche.
Il semble que le manque de planification met le domaine de l’industrie forestière en danger.
C’est le message que Howard Hampton a voulu lancer au gouvernement actuel et il désire une réponse dans le plus bref délais.
Howard Hampton est en tournée dans le Nord ontarien depuis une semaine et ses arrêts à Iroquois Falls, Sault Ste Marie et Timmins sont dans le but de voir ce qui s’y passe et de faire comprendre au gouvernement actuel, qu’en plus de la nécessité de développer des politiques essentielles dans l’industrie forestière, il y a, aussi, différentes opportunités de développement dans le domaine forestier qui peuvent être parallèle au développement des moulins à scie.
L’industrie forestière est une des industries de survie dans le Nord ontarien. Il y a assez longtemps que les forêts sont en destruction et qu’il existe un gaspillage de ressources. Il faut, sans attendre, que les différents paliers gouvernementaux travaillent ensemble afin d’arrêter les abus. Il est déjà bien tard pour voir les quantités de produits forestiers qui sont coupés et qui demeurent dans les forêts, sans être acheminé aux sources de transformation. Comment se fait-il que personne ne voit cela, où que les gens le voit et n’agissent pas.
A-t-il fallu un voyage de Howard Hampton dans le Nord pour exiger une prise de conscience, face à notre industrie forestière, indispensable, mais qui s’éteint, peu à peu, par les abus et le manque de planification dans les opérations?
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