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Le 11 avril 2007
Volume 39 Numéro 44
Le Voyageur

Le Ministère surestime la hausse pour les conseils scolaire francophones

William Levasseur

Sudbury - Malgré l’annonce récente d’une hausse de 2,1 millions $ du financement du Conseil scolaire public du Grand Nord de l’Ontario (CSPGNO), la directrice de l’éducation du Conseil, Louise d’Amour, ne prévoit qu’une augmentation de 800 000 $.

Les deux conseils scolaires francophones de la région ont vécu une année financière difficile en 2006-2007. Le CSPGNO a connu une diminution de ses fonds qui l’a forcé à réduire certains services, notamment dans ses bibliothèques. Le Conseil scolaire catholique du Nouvel Ontario (CSCNO), quant à lui, a été forcé de piger dans ses réserves.

Dans ses prédictions publiées sur son site internet, le ministère de l’Éducation prévoit qu’en 2007-2008, le CSPGNO jouira d’une hausse de son financement de 5,5 % et le CSCNO d’une hausse de 5,1 % (4,2 millions $).

«Le Ministère se base sur nos prévisions d’effectifs», explique Mme d’Amour. Cette prévision a déjà été revue à la baisse par le CSPGNO, alors Mme d’Amour peut déjà dire que les 2,1 millions $ sont largement surestimés. «Mais il semble qu’il y aura une augmentation du financement pour l’an prochain, ce qui est positif pour nous. Ça nous permettra de maintenir les programmes et les services», ajoute-t-elle.

Du côté du CSCNO, on ne fait pas de prévision à la baisse, mais la surintendante des affaires et des finances, Cathy Modesto, s’empresse de préciser que les projections du Ministère changeront lorsque le nombre exact d’inscriptions sera connu. «Nous recevons fréquemment des mises à jour. J’en ai déjà reçu trois. Ce n’est donc pas garanti», remarque-t-elle.

D’autre part, plusieurs des nouveaux investissements du gouvernement en éducation visent des cibles bien spécifiques. «Nous avons eu une hausse de notre subvention pour la réduction des effectifs dans les classes au primaire et une subvention pour les Premières Nations», donne en exemple Mme Modesto.

Cet argent doit servir à des fins précises, ce qui ne permet pas toujours de boucher tous les trous dans un budget. Par exemple, certains secteurs comme le transport demeurent problématiques pour le CSPGNO.

Parmi toutes ces enveloppes de fonds, c’est toutefois une «subvention pour raisons géographiques», comme l’appelle le Ministère, qui sera la plus bénéfique. «Le Ministère l’annonce comme étant une nouvelle subvention, mais disons plutôt que c’est du réaménagement des subventions d’auparavant pour les petites écoles rurales et éloignées», indique Mme d’Amour, qui est cependant heureuse de voir que le gouvernement reconnaisse les difficultés particulières que vivent les écoles françaises du Nord de l’Ontario.

Editeur : Le Voyageur


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