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Le 5 mars 2003
Service de nouvelles de l'APF
Les Franco-Colombiens auraient les meilleurs habitudes de vie chez les francophones du pays
Yves Lusignan
Ottawa (APF) : Les francophones du Nouveau-Brunswick et de la Saskatchewan sont proportionnellement moins nombreux à évaluer de façon positive leur état de santé, alors que ceux des Territoires du Nord-Ouest, du Yukon et de la Colombie-Britannique ont au contraire une meilleure opinion de leur santé personnelle. Dans l’ensemble, ce sont les Franco-Colombiens qui semblent avoir les meilleures habitudes de vie au sein de la francophonie.
C’est ce qui ressort à la lecture du profil des minorités linguistiques qui est tiré de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes 2000-2001, qui a été dévoilé par Statistique Canada.
Dans l’ensemble du pays, les minorités francophones dont la langue maternelle est le français estiment être dans une très bonne ou excellente santé dans une proportion de 61,1 pour cent, alors que 27,3 pour cent estiment être en bonne santé et 11,6 pour cent pensent avoir une santé passable ou mauvaise.
Les résultats varient quelque peu selon les provinces et les territoires. Ainsi, le pourcentage des personnes dont la langue maternelle est le français qui estiment être en très bonne ou excellente santé est de 66,3 pour cent à Terre-Neuve, 53,5 pour cent à l’Île-du-Prince-Édouard, 60,2 pour cent en Nouvelle-Écosse, 52,8 pour cent au Nouveau-Brunswick, 60 pour cent en Ontario, 56,6 pour cent au Manitoba, 52,3 pour cent en Saskatchewan, 60,5 pour cent en Alberta, 63,9 pour cent en Colombie-Britannique, 77,1 pour cent au Yukon et 74,7 pour cent dans les Territoires du Nord-Ouest.
En ce qui concerne le Nunavut, les données sont trop peu fiables pour être publiées. Il faut aussi utiliser avec prudence les données pour les francophones de Terre-Neuve et certaines données dans d’autres provinces et territoires, comme l’indique Statistique Canada. Dans certains cas, les pourcentages ne sont même pas disponibles.
Maintenant, lorsqu’on regarde le pourcentage de ceux et celles qui estiment avoir une santé passable ou mauvaise, on constate que les plus pessimistes sont en Nouvelle-Écosse et en Saskatchewan. Ainsi en Nouvelle-Écosse, 20,9 pour cent des personnes qui ont le français comme langue maternelle considèrent avoir une santé passable ou mauvaise. Ce pourcentage est de 20,3 pour cent en Saskatchewan, mais cette donnée doit être utilisée avec prudence. Ailleurs au pays, l9,1 pour cent des francophones de l’Île-du-Prince-Édouard (à utiliser avec prudence) pensent avoir une santé passable ou mauvaise, 17,8 pour cent au Nouveau-Brunswick, 15,4 pour cent en Ontario, 13,5 pour cent au Manitoba, seulement 11,2 pour cent en Alberta (à utiliser avec prudence) et 14,6 pour cent en Colombie-Britannique (à utiliser avec prudence). Avantage, mais avec prudence, pour les Franco-Albertains.
L’embonpoint est élevé chez les francophones en milieu minoritaire âgés entre 20 et 64 ans dans l’ensemble du pays, alors que 29,8 pour cent d’entre eux souffrent d’un excès de poids. Selon les données disponibles, ce pourcentage est de 42,8 à l’Île-du-Prince-Édouard, 44,8 pour cent en Nouvelle-Écosse, 38,1 pour cent au Nouveau-Brunswick, 37,5 pour cent en Ontario, 42,5 pour cent au Manitoba, 49,3 pour cent en Saskatchewan, 38,6 pour cent en Alberta alors que seulement 26,1 pour cent des francophones de la Colombie-Britannique souffrent d’enbonpoint. Avantage : Franco-Colombiens.
L’obésité, un problème plus grave, concerne 13,2 pour cent des francophones en milieu minoritaire au pays. Ce taux est de 19,3 pour cent à l’Île-du-Prince-Édouard, 25,9 pour cent en Nouvelle-Écosse, 18,7 pour cent au Nouveau-Brunswick, 18,4 pour cent en Ontario, 21,2 pour cent au Manitoba, 33 pour cent en Saskatchewan (à utiliser avec prudence), 17,4 pour cent en Alberta (à utiliser avec prudence) et seulement 12,3 pour cent en Colombie-Britannique (à utiliser avec prudence). À la lumière des données disponibles, les francophones de la Saskatchewan et de la Nouvelle-Écosse seraient, toutes proportions gardées, plus nombreux à souffrir d’obésité que ceux des autres provinces. Ce serait l’inverse en Colombie-Britannique. Avantage, mais avec prudence, pour les Franco-Colombiens.
A la lumière de ces données, il n’est donc pas étonnant d’apprendre que 54,1 pour cent des francophones de l’extérieur du Québec sont inactifs physiquement. Ce taux est de 55,1 pour cent à l’Île-du-Prince-Édouard, 55,9 pour cent en Nouvelle-Écosse, 55,2 pour cent au Nouveau-Brunswick,51,2 pour cent en Ontario, 51,9 pour cent au Manitoba, 53,5 pour cent en Saskatchewan, 46,1 pour cent en Alberta et 45,4 pour cent en Colombie-Britannique, 32,2 pour cent au Yukon (à utiliser avec prudence), et 42,7 pour cent dans les Territoires du Nord-Ouest (à utiliser avec prudence). Ceux qui ont déjà visité ou vécu en Colombie-Britannique ne seront pas surpris d’apprendre que les Franco-Colombiens sont les plus actifs parmi les communautés francophones et acadiennes, si on exclut les résultats des territoires. Avantage : Franco-Colombiens.
Un peu plus du quart (26,1 pour cent) des francophones hors Québec étaient des fumeurs réguliers et 39,1 pour cent étaient des anciens fumeurs. Les fumeurs réguliers représentaient 24,3 pour cent des francophones de l’Île-du-Prince-Édouard (à utiliser avec prudence), 21,3 des francophones de la Nouvelle-Écosse, 22,5 pour cent des Acadiens du Nouveau-Brunswick, 24,4 pour cent des Franco-Ontariens, 24,5 pour cent des Franco-Manitobains, 27,6 pour cent des Fransaskois, 26,1 pour cent des Franco-Albertains, 20,1 pour cent des Franco-Colombiens et 27 pour cent des Franco-Ténois. Encore là, avantage Franco-Colombiens.
Finalement, 56,4 pour cent des francophones qui demeurent à l’extérieur du Québec ne consomment jamais plus de 5 verres d’alcool à une même occasion. Ce taux est de 56 pour cent à l’Île-du-Prince-Édouard, 53 pour cent en Nouvelle-Écosse, 50,4 pour cent au Nouveau-Brunswick, 57,3 pour cent en Ontario, 58,6 pour cent au Manitoba, 68,7 pour cent en Saskatchewan, 48,3 pour cent en Alberta et 55,7 pour cent en Colombie-Britannique, 65,7 pour cent au Yukon et 64,9 pour cent dans les Territoires du Nord-Ouest.
Manifestement, les Fransaskois sont ceux qui consomment de l’alcool avec le plus de modération alors que les Franco-Albertains et les Acadiens du Nouveau-Brunswick lèvent le coude avec le plus d’enthousiasme! Alors que 19,2 pour cent des francophones de l’extérieur du Québec consomment 5 verres ou plus d’alcool à une même occasion, douze fois ou plus par année, ce taux est de 24,2 pour cent chez Acadiens du Nouveau-Brunswick et 23,2 pour cent des Franco-Albertains, comparativement à seulement 12,5 pour cent chez les Fransaskois. Mais ce dernier chiffre doit être utilisé avec prudence, avertit Statistique Canada.
Editeur : Association de la presse francophone
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