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14 mai 2001
Services de nouvelles nationales
Les Canadiens manquent de temps pour parfaire leur formation.
Yves Lusignan
Le plus grand obstacle à l’éducation des adultes n’est pas uniquement l’argent, mais bien plutôt le manque de temps.
Un rapport sur l'éducation et la formation des adultes publié par Statistique Canada indique que seulement 28 pour cent des Canadiens ont participé à des activités d'éducation et de formation des adultes en 1997. De ce nombre, trois personnes sur quatre l'ont fait pour des raisons liées au travail.
Selon le rapport, six adultes sur dix qui voulaient suivre un cours ou une formation ne l'ont pas fait parce que leur horaire de travail était trop chargé. Les jeunes étaient en proportion plus nombreux et consacraient davantage d'heures à la formation que les personnes plus âgées.
Les personnes âgées de 55 à 64 ans ont consacré en moyenne 49 heures à l'éducation des adultes en 1997, comparativement à 451 heures chez les jeunes de 17 à 24 ans. Le taux de participation aux programmes d'éducation aux adultes variait beaucoup selon les provinces. Il se situait à 18,6 pour cent à Terre-Neuve, 22,2 pour cent à l'Île-du-Prince-Édouard, 28,8 pour cent en Nouvelle-Écosse, 23,4 pour cent au Nouveau-Brunswick, 20,6 pour cent au Québec, 30,8 pour cent en Ontario, 27,6 pour cent au Manitoba, 28,0 pour cent en Saskatchewan, 31,1 pour cent en Alberta et 31,9 pour cent en Colombie-Britannique.
Outre le manque de temps, le coût de la formation et les obligations familiales sont perçu par un grand nombre d'adultes comme autant d'obstacles à la formation professionnelle.
Editeur : Association de la presse francophone
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