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Le 17 mars 2003
Service de nouvelles de l'APF
Le dossier culturel, «pas assez mûr» pour s’inscrire dans le plan d’action, selon Stéphane Dion.
Yves Lusignan
Ottawa -
Même si le plan d’action du gouvernement fédéral sur les langues officielles est quasi muet en ce qui concerne des mesures d’aide au milieu culturel, les francophones ont tout de même accès à des ressources financières existantes pour atteindre leurs objectifs à ce chapitre.
«La première chose qu’il faut dire, c’est que Mme Copps a eu 500 millions de dollars. Il y a beaucoup d’argent à aller chercher là, s’il travaille de près avec Patrimoine. En dehors du financement qu’on a pu avoir pour le plan d’action, il y a des choses à faire. Le plan d’action couvre des secteurs qui étaient moins bien couverts par rapport ce que le ministère du Patrimoine peut faire avec le financement qui est le sien» a indiqué le ministre responsable des langues officielles, Stéphane Dion, à la suite de sa comparution devant le comité permanent sur les langues officielles.
La Fédération culturelle canadienne-française et l’Association des théâtres francophones du Canada, notamment, ont fort mal réagi en constatant que le plan d’action sur les langues officielles dévoilé par le ministre Dion n’identifiait aucun financement spécifique pour les arts et la culture.
Le ministre Dion a laissé entendre que le secteur culturel n’était pas vraiment prêt à soumettre une demande précise de ses besoins, contrairement par exemple au secteur de la santé. «Les gens de la santé ont bien travaillé. Sur la culture, c’était peut-être pas assez mûr» a répondu le ministre à une question d’un membre du comité parlementaire.
«Si on compare avec le lobby de la santé, qui avait un plan révisé, contre révisé, ils (les gens de la culture) en sont encore à établir ce que pourrait être leur plan d’ensemble. Ils ne l’ont pas encore vraiment soumis. C’est beaucoup moins avancé» a dit le ministre aux journalistes qui l’interrogeaient sur le sujet après sa comparution. «Ils auraient pu venir me voir plus tôt» a finalement laissé tomber M. Dion.
Le ministre fait aussi remarquer que le plan d’action de 751 millions de dollars réserve une somme pour la culture, notamment à travers l’éducation, en renforçant les centres culturels et communautaires.
Est-ce que la Fédération culturelle canadienne-française a fait ses devoirs ? «Je ne veux pas blâmer personne. J’ai eu ma part de blâme durant deux ans et j’ai évité de blâmer qui que ce soit. Beaucoup de gens qui me blâmaient il y a deux ans maintenant, sont très contents d’avoir bien travaillé avec moi en cessant de me blâmer.»
Le ministre a aussi fait preuve d’ouverture, en précisant que le plan d’action n’était pas «un carcan».
«S’il y a des manques évidents, le gouvernement peut être à l’écoute, peut aider. On est un partenaire.»
Editeur : Association de la presse francophone
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