|
Bienvenue sur le site de nouvelles nationales!
Le 12 mai 2003
Service de nouvelles de l'APF
Immigration : il faut un plan d’action
La rédaction de l’APF
Le ministère de Citoyenneté et Immigration (CIC) doit se doter d’un plan quinquennal, et le gouvernement fédéral doit lui donner les moyens financiers de mener à bien ses projets. Et ce d’une façon permanente et définitive. C’est la recommandation phare du rapport sur l’immigration déposé jeudi par le comité permanent des langues officielles de la Chambre des Communes. Le CIC devrait aussi déposer un rapport tous les ans pour faire état de son avancement dans le dossier de l’immigration relatif aux langues officielles ainsi qu’à l’appui aux communautés minoritaires de langues officielles. Ce rapport, le septième du comité, ne se contente pas de cette recommandation, il en fait 14 autres. Mais celle-ci résume bien la position du comité. « Avant il y avait des idées et de la volonté, mais il n’y avait pas les moyens » résume le président du comité, Mauril Bélanger, « maintenant on demande au gouvernement de trouver les moyens. » Et sur le long terme. Car le président du comité ne se fait pas d’illusion, et préfère parler de « génération » pour donner une idée des échéances. Ceci dit le comité donne comme à son habitude 150 jours au gouvernement pour suivre ses recommandations, et les prochaines élections ne devraient pas gêner la procédure, toujours selon M. Bélanger.
Le comité sait qu’il n’arrive pas en terrain vierge. Lors de ses audiences il a pu constater que l’Association des communautés francophones et acadiennes du Canada (FCFA) travaille sur le dossier de l’immigration dans les communautés minoritaires depuis plus de 10 ans. Le rapport cite d’ailleurs ce parcours, et notamment la tournée pan canadienne de sensibilisation des communautés francophones minoritaires connue sous le nom de « Dialogue ». Le travail du Commissariat aux langues officielles est lui aussi souligné, ainsi que le comité mis en place par le CIC, le Comité directeur Citoyenneté et Immigration Canada – communautés francophones en milieu minoritaire (CIC-CFSM). D’ailleurs le comité aux langues officielles « se réjouit tout particulièrement de l’excellent climat de travail qui semble exister actuellement entre la FCFA, le CIC et le Commissariat aux langues officielles. » Les progrès réalisés dernièrement sur le plan législatif avec la nouvelle Loi sur l’Immigration ainsi que les apports financiers du plan Dion sont enfin reconnus.
Les communautés aussi Mais tout cela n’empêche pas le comité des langues officielles de penser qu’il a sa pierre à apporter à l’édifice. Il y a donc l’intégration des efforts financiers au sujet des langues officielles et de l’immigration au budget normal du gouvernement, afin que ce dossier ne soir pas soumis aux aléas de plans temporaires comme le plan Dion. Mais il y a aussi des recommandations au ministère des Affaires étrangères, à la direction des Ressources Humaines ou encore à Patrimoine Canada. Il faut mieux informer les immigrants potentiels sur l’existence des communautés minoritaires, refléter la dualité linguistique jusque dans les ambassades les plus reculées, mettre au diapason les différents sites Internet. Il faut aussi que les nouveaux arrivants puissent travailler dans leur domaine le plus facilement possible, ce qui demande un effort de la part des gouvernements provinciaux et des corporations professionnelles, et donc un leadership « fort » de la part du gouvernement fédéral.
Les communautés ne sont pas ignorées non plus. Après tout, « l’immigration [est un] outil de développement des communautés de langue officielle en situation minoritaire » pour reprendre l’intitulé du rapport. Face à « la minoration et la dispersion des francophones, […] les transferts linguistiques du français vers l’anglais, [aux] indices de fécondité […] inférieurs à la moyenne canadienne », l’immigration se présente un peu comme une dernière chance. Selon le comité, les communautés devraient considérer l’immigration « comme une priorité dans leur plan de développement », cela fait même l’objet de la 12e recommandation. Le mode opératoire de la Société franco-manitobaine, qui avait fait de la promotion pour des postes ciblés et organisé la venue de plusieurs familles à la fois, reste pour le comité des langues officielles un exemple. Il recommande ainsi au ministère Citoyenneté et Immigration « [d’étudier] la manière de procéder démontré par la SFM. »
Editeur : Association de la presse francophone
|

|