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30 mai 2001

Services de nouvelles nationales

Le sport développe l’estime de soi chez les jeunes

Yves Lusignan

Les enfants qui participent à des activités sociales et sportives à l’extérieur de l’école sont plus susceptibles de développer une plus grande estime de soi, d’avoir une meilleure relation avec leurs amis et d’obtenir de meilleurs résultats scolaires que ceux qui ne participent à aucune activité.

Les données les plus récentes de Statistique Canada recueillies auprès des parents et des enfants montrent par exemple que les enfants âgés de 4 à 9 ans qui participaient à des activités, plus particulièrement des sports, étaient moins susceptibles d’avoir des difficultés en lecture ou en mathématiques que les enfants qui ne participaient que rarement ou jamais.

Les enfants de 4 à 6 ans qui ne participaient à aucune activité étaient deux fois plus nombreux à manifester un retard de développement en vocabulaire que les enfants qui participaient à des activités. Les parents des enfants qui ne participaient pas à des activités ont même indiqué que leurs enfants étaient deux fois plus susceptibles de manifester un niveau inférieur de comportement social.

Pour ce qui est de l’estime de soi, l’enquête révèle que les jeunes qui n’avaient pas ou peu participé à des activités sportives étaient quatre fois plus nombreux à avoir une faible estime de soi, par rapport à ceux qui y avaient toujours participé. Même les jeunes qui avaient participé à des activités pendant quelques années, mais qui avaient abandonné par la suite, étaient plus susceptibles de déclarer un estime de soi inférieur à ceux qui n’avaient jamais cessé de participer à des activités sportives.

Les jeunes de 12 à 15 ans qui ne participaient pas à des activités sportives étaient aussi deux fois plus nombreux à ne pas aimer leur apparence physique, comparativement à ceux qui y avaient toujours participé. Les jeunes qui n’avaient jamais participé étaient aussi trois fois plus nombreux à fumer que ceux qui avaient toujours participé. Les jeunes sportifs étaient aussi plus susceptibles d’exprimer leurs opinions et avaient une vision plus positive de leur avenir personnel.

Selon l’enquête de Statistique Canada, les enfants qui étaient les moins susceptibles de participer à des activités organisées étaient ceux des familles à faible revenu, ceux dont les parents étaient très jeunes, ceux dont le principal tuteur n’avait pas terminé ses études secondaires et ceux vivant dans une famille monoparentales.

Editeur : Association de la presse francophone


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