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7 juin 2001
Services de nouvelles nationales
Les groupes de femmes sont menacés
yves Lusignan
Le Réseau national d’action éducation femmes (RNAEF) se sent de plus en plus menacé en raison des compressions budgétaires.
Une quarantaine de femmes provenant de tous les coins du pays ont participé à une discussion portant sur les grands enjeux des groupes de femmes en ce début de millénaire, lors de l’assemblée annuelle du Réseau qui avait lieu récemment à Ottawa.
Ces femmes francophones constatent que leur organisme, voué à la promotion de l’éducation partout au Canada, est devenu « une boîte de gestion de projets » dit la directrice générale du Réseau, Julie Gagné.
La subvention qui couvre le fonctionnement quotidien et annuel du Réseau est passé de 255 000 $ en 1994-1995 à 83 000 $ en 2000-2001, depuis que Condition féminine a décidé au milieu des années 90 de couper complètement sa contribution aux groupes de femmes, pour ne financer que des projets spécifiques.
« Le gouvernement demande de faire l’évaluation de nos projets et leurs répercussions. Cela est difficile, parce que nous sommes un organisme à impacts sociaux. C’est plus difficile à mesurer que la création d’emplois » plaide Julie Gagné.« On a l’impression d’être détourné de notre mission. » Le budget de fonctionnement du Réseau s’élève cette année à 280 000 $.
Le Réseau sent aussi « une pression » de la part de Patrimoine Canada pour fusionner avec la Fédération nationale des femmes canadiennes-françaises (FNFCF). « On fait tellement de choses qui ne sont pas reliées ensemble. Les anglophones ont une trentaine de groupes. Pourquoi devrait-on en n’avoir qu’un seul? » se demande Mme Gagné.Le Réseau compte 21 groupes provinciaux et territoriaux, qui totalisent 7 000 femmes.
Editeur : Association de la presse francophone
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