|
Bienvenue sur le site de nouvelles nationales!
15 juin 2001
Services de nouvelles nationales
Médaille d’or au comité organisateur des Jeux de la Francophonie
Yves Lusignan
La ville est tapissée de bannières géantes depuis des mois. La publicité bat son plein dans les journaux. On ne sent cependant aucune fébrilité dans la région à l’approche de l’événement et les médias nationaux sont plutôt silencieux. Personne ne sait si les gradins seront remplis à pleine capacité lors des compétitions sportives et culturelles. Personne ne peut prédire si les jeux se solderont par un surplus ou un déficit. Qu’importe, une première médaille d’or a déjà été remportée par le comité organisateur des 4ième Jeux de la Francophonie. Une médaille hors catégorie.
« L’événement de l’été » comme la publicité se plaît à le répéter, est déjà assuré de la participation de plus de 3 000 athlètes et artistes en provenance de plus de 50 pays et gouvernements. Au programme : huit compétitions sportives et huit concours culturels. Athlétisme, basketball, boxe, soccer, judo, tennis de table, volleyball de plage et handisport pour le volet sportif; chanson, conte, danse d’inspiration traditionnelle, poésie, peinture, photographie, sculpture et arts de la rue pour le volet culturel. Le comité organisateur n’a jamais caché son intention de marquer la courte histoire des Jeux de la Francophonie en visant l’excellence, en établissant de nouveaux standards, en donnant enfin ses lettres de noblesse à cet événement hybride qui combine sport et culture.
Contrairement aux trois précédentes éditions, les athlètes et artistes ont été sélectionnés selon un processus rigoureux. En culture par exemple, un comité d’experts internationaux et nationaux a d’abord validé les artistes soumis par les pays. Puis, un autre comité a procédé à la sélection finale. En principe donc, les meilleurs chanteurs, conteurs, danseurs, poètes, peintres, photographes, sculpteurs et artistes de la rue de la Francophonie seront en compétition. La sélection des athlètes a été effectuée dans chaque discipline selon les critères des fédérations internationales. Personne ne va courir le 100 mètres en 15 secondes! Les Jeux de la Francophonie ont aussi la chance extraordinaire de se dérouler quelques semaines avant les Championnats mondiaux d’athlétisme, qui auront lieu du 3 au 12 août à Edmonton. Résultat : on attend à Ottawa plus de 80 athlètes qui ont participé à une des finales lors des compétitions d’athlétisme aux Jeux olympiques de Sydney. Plus de 70 athlètes qui ont confirmé leur présence sont d’ailleurs classés parmi les 10 meilleurs au monde.
Au nombre des champions qui sont attendus à Ottawa, on note la présence du recordman mondial au décathlon le Tchèque Roman Sebrle; de la championne du monde de l’heptathlon Eunice Barber de France; de la perchiste tchèque Pavla Hamackova, médaillée d’or aux derniers Championnats mondiaux d’athlétisme en salle; de la médaillée d’or aux Jeux olympiques de Sydney en triple saut Tereza Marinova de Bulgarie, du médaillé d’or au lancer du disque, Virgilijus Alekna de la Lituanie et de Nezha Bidouane du Maroc, médaillée de bronze aux 400 mètres haies à Sydney. Des noms qui ne vous disent probablement rien, mais qui sont synonymes d’excellence dans leur pays. Les vedettes canadiennes ne manqueront pas non plus. Bruny Surin d’abord, mais aussi Kevin Sullivan au 1500 mètres, Mark Boswell et Kwaku Boateng au saut en hauteur, Nicolas Gill en judo et Chantal Peticlerc en fauteuil roulant.
Au basketball féminin, on retrouvera à Ottawa quatre des 12 pays qui ont participé aux derniers Jeux olympiques soit la France, la Pologne, le Sénégal et le Canada. Le Cameroun, champion olympique de Sydney, de même que la France, championne mondiale, seront de la partie lors des compétitions de football (soccer).Tout cela sur fond de Super Franco-fête, un événement culturel sans pareil qui prendra son envol le 23 juin et qui prendra fin avec les cérémonies de clôture des Jeux. Spectacles à profusion, expositions dans les musées de la région, Fêtes gourmandes internationales, marché des arts et on en passe. Ottawa, qui sort à peine d’un douloureux débat linguistique, n’aura jamais autant vibré en français. Cela mérite bien une médaille.
Editeur : Association de la presse francophone
|

|