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23 juin 2001
Service de nouvelles de l'APF
La santé en anglais : la triste réalité pour la majorité des francophones hors Québec
Yves Lusignan
Plus de la moitié des francophones vivant en milieu minoritaire n’ont pas accès à des services de santé en français. Selon une étude publiée par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), un francophone a trois à sept fois plus de chances de ne pas avoir accès à des services dans sa langue qu’un anglophone de la même région.
L’enquête, réalisée auprès de 300 personnes à travers le pays, donne un premier aperçu de la gravité du problème. Seulement 25,9 pour cent disent avoir toujours accès en français à des cliniques médicales, 37,1 pour cent à des centres de santé communautaire, 30,5 pour cent à des services à domicile et 28,5 pour cent à des hôpitaux en français. Il existe des différences régionales importantes à l’intérieur d’une même province et la situation varie grandement d’une province à l’autre.
La proportion des francophones qui ont un accès partiel ou total à des services en français dans les centres de services communautaires s’élève à 76 pour cent au Nouveau Brunswick, 74 pour cent au Manitoba, 71 pour cent au Yukon, 60 pour cent à l’Île du Prince Édouard, 41 pour cent en Ontario, 20 pour cent en Nouvelle Écosse et 7 pour cent en Alberta. Les francophones de Terre Neuve, de la Saskatchewan, de la Colombie Britannique et du Nunavut n’ont aucun service en français dans les centres de santé communautaire.
La proportion des francophones qui ont un accès partiel ou total à des services en français dans les cliniques médicales est de 78 pour cent au Nouveau Brunswick, 76 pour cent au Nunavut, 63 pour cent en Nouvelle Écosse, 36 pour cent en Ontario, 35 pour cent au Manitoba et 32 pour cent en Saskatchewan. Les francophones de Terre Neuve, de l’Île du Prince Édouard, de l’Alberta, de la Colombie Britannique et du Yukon n’ont accès à aucun service en français dans les cliniques médicales.
Les francophones ont accès à des services hospitaliers partiellement ou totalement en français dans une proportion de 100 pour cent à l’Île du Prince Édouard, 97 pour cent au Nouveau Brunswick, 45 pour cent en Nouvelle Écosse, 37 pour cent au Manitoba, 36 pour cent en Ontario et 7 pour cent en Alberta. Il n’y a aucun service en français dans les hôpitaux de Terre Neuve, de la Saskatchewan, de la Colombie Britannique, du Yukon et du Nunavut
Les services à domicile sont tout aussi difficile à obtenir en français. La proportion des francophones qui ont accès partiellement ou totalement à des services dans leur langue varie de 94 pour cent au Nouveau Brunswick à 63 pour cent en Nouvelle Écosse, 41 pour cent en Ontario, 35 pour cent au Manitoba, 19 pour cent en Alberta et 18 pour cent à l’Île du Prince Édouard.
L’étude s’attarde aussi à la situation régionale. Sur les 68 communautés ou régions francophones retenues dans le cadre de la recherche, l’accès total ou partiel à des services en français s’élève à 25 pour cent pour les services à domicile, 22 pour cent pour les cliniques médicales, 22 pour cent pour les hôpitaux et 19 pour cent pour les centres de santé communautaire.
Editeur : Association de la presse francophone
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