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Le 12 janvier 2004
Service de nouvelles de l'APF
Parlement jeunesse pancanadien : des experts en herbe !
Étienne Alary
Ils sont jeunes, ils sont fiers de leurs racines et leurs discours sont percutants. Qui sont-ils? Les participants au deuxième Parlement jeunesse pancanadien de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) qui s’est déroulé à Ottawa, du 9 au 11 janvier dernier.
En effet, ils étaient tout près d’une centaine à avoir accepté l’invitation de la FJCF, ce qui constitue un plus grand nombre de participants par rapport à la première édition du parlement, en 2001.
« Quelques changements fondamentaux ont été apportés à l’événement, le plus important étant celui de l’âge des participants. La première édition du parlement jeunesse était réservée au 18 à 30 ans alors que cette fois-ci, l’âge a été réduit pour permettre aux jeunes de 16 ans jusqu’à 25 ans d’y participer. Cette modification a permis à la fédération de se rapprocher de sa clientèle », a souligné le président de la FJCF, Rémi Léger.
Le jeune acadien du Nouveau-Brunswick ajoute que ce changement aura été bénéfique sur toute la ligne puisque « plusieurs délégations ont augmenté leur nombre de participants pour cette 2e édition ».
Dès l’ouverture de la session parlementaire, l’Opposition officielle, menée par son coloré chef, Éric Larocque (Nouveau-Brunsiwck), matraqua le gouvernement de questions touchant le bois d’œuvre, la maladie de la vache folle et bien plus.
Cette première journée de session parlementaire a permis au gouvernement de déposer trois projets de loi. Le premier étant une loi concernant la langue officielle du Canada, le second touchant la Francophonie internationale et le troisième se voulant une réforme du système de l’éducation.
À noter que les deux premiers projets de loi étaient soumis à un vote libre alors que pour le troisième, les députés étaient invités à suivre la ligne de parti.
Un gouvernement dans l’embarras
La place était donc mise pour une fin de semaine parlementaire de haut calibre. Cependant, dès le début de la deuxième journée, le cabinet a dû se réunir d’urgence afin de procéder à un remaniement ministériel.
En effet, le premier ministre et le vice-premier ministre se sont vus expulsés du Parlement jeunesse pancanadien pour avoir dérogé à une règle de la FJCF.
Ce remaniement a, malgré tout, permis à deux autres membres de l’équipe ministérielle de prendre du galon. Le whip du parti, Guy Gallant (Ile-du-Prince-Édouard) se voyait confier le rôle de premier ministre alors que le ministre des Affaires étrangères et du Commerce international, Zacharie Tardif (Alberta), devenait son bras droit.
Les projets de loi
Dès le premier projet de loi, les jeunes parlementaires ont eu la chance de laisser parler leur cœur au sujet de leur langue maternelle puisque le gouvernement, par l’entremise de son ministre de la Justice, Sébastien Dallaire (Territoires du Nord-Ouest), a tenté de faire passer un projet de loi sur la langue officielle du Canada.
Le ministre Dallaire proposait que l’esperanto devienne la langue officielle du pays. Ce projet de loi a été défait en deuxième lecture.
Dans un deuxième temps, le gouvernement présentait un projet de loi appelé : Loi conditionnelle pour la participation continue du Canada au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie.
Présenté par le nouveau vice-premier ministre, ce projet de loi a franchi avec succès la deuxième lecture, puis la troisième lecture, non pas sans avoir été amendé.
Loi sur l’éducation : de justesse
Présenté par le ministre de l’Éducation, Maxe Joanisse Blackmore (Saskatchewan), le projet de loi visait à transférer le dossier de l’éducation pour qu’il devienne une juridiction fédérale.
Cet épineux dossier a également soumis les jeunes parlementaires à une réalité d’une session : la ligne de parti.
Les résultats du vote ont été le reflet des débats entourant ce projet de loi : les députés étaient divisés. En effet, 46 ont votés en faveur alors que 40 s’y sont opposés.
Il faut dire que l’Opposition officielle aurait pu l’emporter si tous les membres avaient suivis les directives : trois membres de l’Opposition ont changé leur fusil d’épaule lors du vote (un membre du gouvernement en faisait de même). Il y a également deux députés de l’Opposition qui se sont abstenus de prendre position sur la question.
Vers une 3e édition…
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il semble y avoir un engouement pour que la FJCF prépare une troisième édition du Parlement jeunesse pancanadien. Pas moins de 29 candidatures ont été reçus pour les huit positions ouvertes au sein du Cabinet.
À la suite d’élections, les parlementaires ont élus Dominic Taillefer (Manitoba) au poste de Premier ministre. Maxe Joanisse Blackmore le secondera.
Pour sa part, Miguel Vielfaure (Matinoba) sera le prochain président de la Chambre. La vice-présidente de la Chambre est Julie Johnson (Alberta).
C'est Nicole Nolette (Alberta) qui hérite du rôle de leader du gouvernement.
Du côté de l’Opposition, Éric Larocque ne s’est pas représenté pour le poste de chef de l’Opposition officielle. C’est à Jean-Denis Desbiens (Colombie-Britannique), qui se veut tout aussi coloré que celui qu’il remplace, que reviendra ce rôle.
Il sera secondé par Stéphanie Chouinard (Terre-Neuve et Labrador) qui est la seule à demeurer dans les mêmes fonctions.
Finalement, le leader de l’Opposition sera Monique Pelchat (Alberta).
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Editeur : Association de la presse francophone
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