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Le 5 février 2004
Service de nouvelles de l'APF
Langues officielles : l’envers de la médaille
APF
Les changements proposés par le gouvernement fédéral pour valoriser la dualité linguistique dans toute la fonction publique du Canada ne plaît pas à tous.
Selon le député indépendant de Saskatoon-Humbolt, Jim Pankiw, les règles exigeant que les postes désignés bilingues dans la fonction publique fédérale soient réellement comblés par des personnes qui parlent français et anglais ne devraient pas être mises en place.
Le député fédéral, qui a été élu pour la première fois en 1997, donne l’exemple des ministres responsables de deux des plus gros employeurs de la fonction publique, soit le Conseil du Trésor du Canada (Reg Alcock) ainsi que la Défense nationale (David Pratt).
Comme le fait remarquer M. Pankiw, puisque ces deux ministres ne sont pas bilingues, ils ne pourraient même pas présenter leur candidature à un poste au sein de leur département respectif.
Jim Pankiw donne même des statistiques révélant que le bilinguisme est discriminatoire envers les Anglophones. « Même s’ils représentent les trois quarts de la population du Canada, les Anglophones ne détiennent que 22 % de tous les postes désignés bilingues », indique le député. « Les statistiques démontrent que l’an dernier, des anglophones se sont fait refuser 71 % des emplois et 68 % des promotions dans des postes gouvernementaux désignés bilingues impératifs », ajoute M. Pankiw.
Ce dernier trouve cela déplorable puisqu’à son avis, ces mesures sont coûteuses et discriminatrices. « Dans les secteurs privé et public, le coût du bilinguisme sur l’économie canadienne atteint les centaines de millions de dollars », soutient le député de Saskatoon-Humbolt.
Il invite le gouvernement Martin à mettre fin à ce projet mis en place en novembre dernier par l’ancienne présidente du Conseil du Trésor, Lucienne Robillard, donc sous le régime de Jean Chrétien.
Jim Pankiw trouve malheureux que les libéraux refusent de mettre fin à ce projet qui « injustement, restreint l’embauche et la promotion d’Anglophones », conclut-il.
Editeur : Association de la presse francophone
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