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Le 27 février 2004
Service de nouvelles de l'APF
Selon une nouvelle étude, le bilinguisme reste essentiel
APF
Les avantages d’être bilingue sont indéniables et les Canadiens, plus que jamais, sont conscients des retombées positives que la connaissance d’au moins deux langues peuvent engendrer.
C’est ce qui ressort d’un sondage mené pour le compte du Centre de recherche et d’information sur le Canada (CRIC) et dont les résultats ont été publiés à la fin février.
En effet, 77 % des anglophones hors Québec interrogés ont affirmé qu’il est important pour leurs enfants d’apprendre une autre langue que l’anglais, et 74 % d’entre eux pensent que cette seconde langue devrait être le français.
Selon la majorité des répondants, l’apprentissage d’une langue seconde est l’une des choses les plus enrichissantes à accomplir (85 % d’entre eux sont de cet avis) ; le fait de connaître plus d’une langue permettrait à ces personnes bilingues de mieux réussir professionnellement (88 % des répondants) et que le fait de parler le français et l’anglais augmente les chances de trouver un bon emploi (82 %).
Par ailleurs, 75 % des anglophones hors Québec ont affirmé ne pas parler français et ont dit regretter de ne pouvoir s’exprimer dans la langue de Molière. Le même pourcentage de répondants s’est également dit en désaccord avec l’affirmation qu’une langue seconde est l’une des matières les moins importantes que les élèves doivent apprendre à l’école.
Les immigrants et le français
Le bilinguisme anglais-français suscite un vif intérêt chez les allophones et les immigrants. Si ceux qui parlent une autre langue que l’anglais ou le français ont une disposition naturelle à faire apprendre cette langue à leurs enfants, la majorité d’entre eux approuvent néanmoins le fait que l’anglais et le français soient les deux langues officielles du pays.
Ce sondage démontre que les immigrants vivant à l’extérieur du Québec sont plus enclins que leurs concitoyens nés au Canada à affirmer qu’ils aimeraient parler le français.
Fait plus significatif encore, à la grandeur du pays, 75 % des immigrants sont d’accord avec l’idée que « le fait d’avoir deux langues officielles a fait du Canada un pays plus accueillant pour les immigrants d’origines ethniques et culturelles différentes », affirmation qui recueille l’assentiment de 69 % des Canadiens de souche.
« Ces résultats sont très significatifs parce qu’ils confirment la pertinence de la politique de bilinguisme auprès des immigrants et sa compatibilité avec le multiculturalisme », indique le codirecteur du CRIC, Andrew Parkin.
Et les jeunes!
Bien que les Canadiens de tous âges appuient le bilinguisme, ce sont les jeunes qui en sont les plus fervents défenseurs. Par exemple, les Canadiens anglophones hors Québec, âgés de 18 à 29 ans, sont légèrement plus portés (68 %) que leurs homologues plus âgés à être en accord avec l’idée que vivre dans un pays avec deux langues officielles est l’une des choses qui définissent réellement ce que signifie être Canadien.
Ils sont également plus enclins que les autres groupes d’âge à penser que le fait d’avoir deux langues officielles rend le Canada plus accueillant pour les immigrants (72 %) et que l’apprentissage du français est une façon importante pour les Canadiens de contribuer à préserver l’unité du pays (72 %).
Écarts régionaux
Les Québécois demeurent extrêmement favorables au bilinguisme: 98 % des Québécois francophones affirment qu’il est important que leurs enfants apprennent une langue seconde et 93 % nomment l’anglais comme langue seconde la plus importante pour leurs enfants.
Sur une base régionale, à l’extérieur du Québec, les anglophones des provinces de l’Atlantique sont de loin les plus favorables au bilinguisme où près de neuf répondants sur dix estiment qu’il est important pour leurs enfants d’apprendre une autre langue que l’anglais.
Cet appui au bilinguisme baisse sensiblement dans l’Ouest canadien où environ trois répondants sur quatre sont du même avis.
Pour une majorité d’anglophones dans les provinces autres que le Québec, le français est la langue seconde la plus importante qu’un enfant doive apprendre. Les résultats varient de 88 % dans les provinces de l’Atlantique à 58 % en Colombie-Britannique. Si on prend l’ensemble des anglophones hors Québec, 74 % optent pour le français et 23 % pour une langue autre que le français (incluant 6% qui choisissent l’espagnol et 5% le chinois).
Editeur : Association de la presse francophone
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