|
Bienvenue sur le site de nouvelles nationales!
Le 4 mars 2004
Service de nouvelles de l'APF
Pierre Pettigrew annonce la tenue de consultations nationales
Étienne Alary
Prenant la parole devant les délégués réunis à Toronto dans le cadre du Symposium sur les langues officielles, le ministre fédéral responsable des langues officielles, Pierre Pettigrew, a repris essentiellement le même discours qu’il tient depuis deux semaines : le Plan d’action pour les langues officielles sera réalisé dans son intégralité.
L’éducation est une partie intégrante de ce plan et le ministre Pettigrew a tenu à rappeler que tous devaient contribuer. « Compte tenu de l’ampleur des objectifs du Plan d’action liés à l’apprentissage de la langue seconde, il sera essentiel de mobiliser les partenaires clés de la société canadienne. Nous savons bien que nous n’y arriverons pas tout seuls », a-t-il déclaré.
Le fédéral se montrera également à l’écoute des régions. « J’ai le plaisir d’annoncer que des consultations nationales auprès des intervenants en français langue seconde sont prévues de concert avec Canadian Parents for French. Ce processus comprendra des consultations provinciales-territoriales auprès des groupes d’intervenants du secteur de l’enseignement du français langue seconde, afin de définir les besoins et d’émettre des recommandations adaptées à chaque province et territoire », a-t-il affirmé.
Financièrement, le fédéral investira 346 millions $ au cours des cinq prochaines années. Ces fonds ciblés en éducation « seront versés aux gouvernements provinciaux et territoriaux et permettront d’affecter les ressources là où nous pourrons obtenir des résultats probants », a-t-il expliqué. « Ces ressources additionnelles nous permettront de relever les nombreux défis auxquels nous sommes confrontés. Ce n’est pas tout de stimuler les jeunes anglophones et leurs parents à apprendre le français. Il faut leur en fournir les moyens », ajoute-t-il.
Le postsecondaire
Pierre Pettigrew a profité de son allocution pour inviter les universités canadiennes à en faire davantage. « Nous n’avons pas été en mesure d’étendre le succès de nos écoles d’immersion aux institutions postsecondaires. Encore trop peu d’universités et de collèges dans notre pays permettent aux jeunes de poursuivre leurs études dans les deux langues officielles. La conséquence directe de ce phénomène est que trop de jeunes de niveau secondaire ayant vécu une immersion perdent peu à peu leur capacité d’interagir en français une fois à l’université ou au collège », lance le ministre responsable des langues officielles.
« Imaginez les retombées sur le taux de bilinguisme des Canadiens si les 325 000 élèves qui sont actuellement inscrits dans des écoles d’immersion avaient la chance de poursuivre leurs études postsecondaires dans des programmes bilingues », avance-t-il.
Pierre Pettigrew aimerait aussi voir le nombre d’heures consacrées à l’apprentissage du français au primaire et au secondaire augmenter. « Bien que nous puissions observer des variations entre les provinces, peu de gens nient que pour apprendre une langue seconde, il faut du temps! Nous travaillerons donc de près avec nos partenaires provinciaux et territoriaux afin de pouvoir financer les projets les plus susceptibles de donner un nouvel élan à l’apprentissage du français partout au pays », explique le ministre Pettigrew.
Un atout considérable
Selon Pierre Pettigrew, la plupart des Canadiens sont d’avis que l’apprentissage d’une langue seconde signifie beaucoup plus qu’apprendre à communiquer dans une autre langue. « La plupart des Canadiens saisissent l’importance de connaître nos deux langues officielles. Un sondage effectué par Environics en décembre 2003 indique que 77 % des anglophones de l’extérieur du Québec estiment important que leurs enfants apprennent une langue autre que l’anglais, et 74 % disent que le français est la langue seconde la plus importante que leurs enfants puissent apprendre », présente-t-il.
Il ajoute que « d’après ce sondage, 88 % des Canadiens conviennent que dans le contexte de l’économie mondiale, les personnes qui parlent plus d’une langue auront davantage de succès, et 82 % croient que, au Canada, ceux qui parlent le français aussi bien que l’anglais ont de meilleures chances de se trouver un bon emploi. »
Télécharger le fichier
Editeur : Association de la presse francophone
|

|