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Le 4 mars 2004
Service de nouvelles de l'APF
Un objectif « très difficile à atteindre » - Georges Arès
Étienne Alary
Le compte à rebours est commencé. Il ne reste que neuf ans et quelques mois au gouvernement fédéral pour mettre de l’avant les stratégies nécessaires pour atteindre l’objectif de doubler le nombre de jeunes Canadiens bilingues d’ici 2013.
Le Symposium sur les langues officielles, qui a eu lieu à Toronto du 2 au 4 mars dernier, se voulait un premier exercice; exercice auquel avait été invité à participer à la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada par l’entremise de son président, Georges Arès.
D’entrée de jeu, M. Arès a reconnu l’importance de cette initiative du Commissariat aux langues officielles. « C’est important qu’on discute avec les différents intervenants de langues officielles des défis auxquels nous faisons face », a indiqué Georges Arès. « Il faut encourager les jeunes du pays à apprendre le français », ajoute-t-il.
Cependant, malgré toute la bonne volonté des intervenants, M. Arès n’est pas convaincu que le nombre de jeunes Canadiens âgés de 15 à 19 ans qui connaisse l’autre langue officielle passera de 24 %, comme il l’est actuellement, à 50 % d’ici 2013. « Je crois dans l’objectif mais je ne sais pas si on va le réussir », lance d’abord le président de la FCFA. Il précise qu’il n’est pas convaincu que « les fonds alloués pour cet objectif là soient suffisants ».
Selon Georges Arès, si le fédéral ne garantit pas plus d’argent, cet ambitieux objectif « va être très très difficile à atteindre », lance-t-il.
Des réunions pour faire des réunions
M. Arès est également hésitant lorsque vient le temps d’aborder la question des consultations nationales que prévoient faire le fédéral de concert avec l’organisme Canadian Parents for French. « Il arrive des occasions où l’on fait des consultations qui ne sont pas suffisamment porteurs de résultats », énonce Georges Arès.
Pour le président de la FCFA, la formation d’un comité aviseur aurait été plus appropriée plutôt que de faire des « consultations ici et là ».
La demande de Georges Arès a été adressée directement au ministre responsable des langues officielles, Pierre Pettigrew lors de son allocution. M. Pettigrew s’est engagé à regarder la question sans pour autant s’engager à y donner suite.
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Editeur : Association de la presse francophone
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