|
Bienvenue sur le site de nouvelles nationales!
Le 5 mars 2004
Service de nouvelles de l'APF
Symposium sur les langues officielles : place aux engagements…
Étienne Alary
De retour de Toronto, après trois journées d’échanges dans le cadre du Symposium sur les langues officielles, la commissaire aux langues officielles, Dyane Adam, est d’avis que ce symposium a rencontré son objectif principal : renforcer l’engagement des gouvernements et du grand public afin de doubler, d’ici l’an 2013, le nombre de jeunes Canadiennes et Canadiens qui possèdent une connaissance de leur deuxième langue officielle.
« Le bilinguisme chez les jeunes, ce n’est pas seulement quelque chose qui appartient au gouvernement. La société a un rôle à jouer. Elle doit prendre en charge une partie de la responsabilité et je pense que nous avons réussi, par ce symposium, à la mobiliser », de déclarer Mme Adam.
En effet, ils étaient environ 120 personnes provenant de secteurs clés de la société canadienne, tels que les arts, la culture et le sport, le milieu des affaires et celui de l’éducation à participer à des ateliers et des séances plénières afin de déterminer les défis, de discuter de pratiques exemplaires et de proposer des actions concrètes.
Les participants ont défini trois pistes d’action communes qui touchent tous les principaux secteurs visés dans le but d’augmenter le nombre de jeunes Canadiennes et Canadiens bilingues. Les participants ont reconnu le besoin de partager des ressources, d’obtenir des engagements d’action de la part de différents groupes et compétences, et de coordonner à l’échelle nationale et provinciale les efforts qui permettront de mettre en œuvre et de promouvoir le plus efficacement possible les solutions qu’ils ont proposées.
« Au cours de ces deux journées et surtout lors de la deuxième journée, plusieurs engagements ont été pris pour rehausser la valeur du bilinguisme », indique Dyane Adam. « Par exemple, il y a Jacques Bensimon de l’ONF (M. Bensimon est président de l’Office nationale du film) qui s’est engagé à ce que son organisme soit un catalyseur pour amener les institutions culturelles autour de la même table », mentionne Mme Adam.
Il y a aussi la Bibliothèque nationale du Canada qui a pris l’engagement de bonifier l’accessibilité à ses documents, l’Association des études canadiennes qui veut accroître l’aspect bilinguisme dans leurs publications, etc.
Même au niveau de l’éducation, des engagements concrets ont été pris puisque ce secteur doit notamment trouver des moyens de motiver et de retenir les élèves inscrits aux programmes de cours d’immersion en français aux niveaux élémentaire et secondaire. « Les associations d’enseignants reconnaissent que l’approche des enseignants dans l’enseignement du français doit être modernisée », indique la commissaire aux langues officielles. « Le français, ce n’est pas juste la conjugaison de verbe », ajoute Dyane Adam.
Le niveau postsecondaire ne doit pas être laissé pour compte. « Il faut offrir aux jeunes la possibilité de suivre des cours, dans leur discipline, dans leur langue seconde et ici, on ne parle pas de cours de langue. L’idée est de maintenir les acquis et consolider ce qui a été appris au primaire et au secondaire. Ainsi, lorsqu’un jeune arrive sur le marché du travail, il n’a pas perdu son niveau de français », explique Dyane Adam.
Le symposium étant maintenant chose du passé, la commissaire observera de près pour voir si les actions proposées verront le jour. « Mon rôle, qui en était un de facilitateur, sera désormais d’assurer que le fédéral va mettre en place les mesures qui permettront de réaliser les actions », soutient-elle.
Dyane Adam
Photo: Étienne Alary (APF)
Télécharger le fichier
Editeur : Association de la presse francophone
|

|