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Le 10 mars 2004
Service de nouvelles de l'APF
Plan d’action sur les langues officielles : douze mois plus tard!
Étienne Alary
Il y a pratiquement un an jour pour jour, soit le 12 mars 2003, le gouvernement fédéral mettait en place un Plan d’action sur les langues officielles doté d’un budget de 751 millions de dollars sur cinq ans. Compte tenu du temps qui s’est écoulé depuis le lancement de ce plan d’action, les membres du Comité permanent sur les langues officielles de la Chambre des communes avaient jugé opportun de faire comparaître le ministre responsable des Langues officielles, Pierre Pettigrew.
Lors de cette comparution, qui s’est déroulée le 10 mars dernier, le ministre Pettigrew a tenu à rappeler que ce plan d’action n’était pas l’affaire d’un seul homme. « Essentiellement, je suis chargé de la vue d'ensemble du dossier. Je travaille avec un groupe de ministres qui comprend, bien sûr, ma collègue du Patrimoine canadien, le président du Conseil privé, le ministre de la Justice, ainsi que les ministres qui pilotent des initiatives dans le Plan d'action », a expliqué Pierre Pettigrew.
Comme le souligne M. Pettigrew, ces ministres, il y en a sept, doivent s’assurer que leurs initiatives respectives voient le jour. « Je ne peux pas faire le travail de tout le monde », lance-t-il. « Mon travail c'est de m'assurer que chacun qui a une responsabilité livre la marchandise », ajoute le ministre.
Dans le même ordre d’idées, Pierre Pettigrew affirme qu’il entend livrer la marchandise autant dans le domaine de la Santé, dont il a la responsabilité, qu’au niveau des Affaires intergouvernementales.
« Dans les discussions avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, je compte être très proactif afin d'améliorer le statut et l'usage du français et de l'anglais au Canada dans des domaines clés pour les communautés : la santé, l'éducation, la petite enfance, l'économie, l'accès à la justice, l'accès aux programmes gouvernementaux en général », soutient M. Pettigrew en précisant qu’il entendait « travailler avec les gouvernements des provinces et des territoires à l'atteinte des objectifs que nous nous sommes fixés dans le plus grand respect des compétences ».
Argent dépensé en 2003-2004
Lorsque questionné sur les montants du Plan d’action qui avaient été dépensés lors de la première année de mise en œuvre du plan, le ministre s’est montré évasif. « Moi, je n’ai pas ces chiffres », a-t-il lancé aux membres du comité.
Puis, le conseiller principal du ministre pour le dossier des langues officielles, Robert B. Asselin, qui était témoin pour cette comparution, a tenu à préciser la pensée du ministre. « On ne mentionne pas les chiffres par année pour la simple et bonne raison que Patrimoine canadien, qui négocie les ententes en éducation (le domaine de l’éducation constitue la majeure partie du financement du Plan d'action) est en train de négocier avec les provinces. Et donc, comme élément de négociation, on ne veut pas dévoiler les montants par année pour les cinq prochaines années », indique-t-il.
Sans donner de chiffres, M. Asselin a fait remarquer que « les montants vont en crescendo » et que le fédéral comptait « finir en force ».
Des rencontres à l’automne 2004
Si on se fie au ministre Pettigrew, les communautés francophones en milieu minoritaire auront la chance de s’exprimer au cours des prochains mois. « Les prochaines consultations ministérielles sont prévues pour l’automne 2004. Ces consultations seront précédées d’échanges entre le gouvernement et les leaders des communautés », mentionne-t-il.
Ce dernier a rappelé qu’un rapport du mise en oeuvre du Plan d'action sera présenté au gouvernement à mi-parcours et à la fin de la période de cinq ans. « Je peux vous assurer que nous sommes sur la bonne voie », conclut-il.
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Editeur : Association de la presse francophone
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