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Le 22 mars 2004

Service de nouvelles de l'APF

Les élèves francophones ont de moins bons résultats que leurs confrères anglophones

APF

Au cours de l’année 2000, les élèves des systèmes scolaires des minorités linguistiques francophones ont eu de moins bons résultats en lecture que leurs homologues dans les systèmes scolaires de langue anglaise.

C’est ce qui ressort d’une étude de Statistique Canada ; étude développée à partir de données du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), une initiative commune des pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Ce rapport, qui présente les résultats en lecture de jeunes de 15 ans, montre que la capacité de lecture moyenne des élèves des systèmes scolaires de langue française en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, en Ontario et au Manitoba est beaucoup plus faible que celle des élèves des systèmes scolaires de langue anglaise dans ces provinces.

Un ensemble de facteurs ont pu expliquer les écarts dans la capacité de lecture, que ce soit la langue parlée à la maison, la qualité des ressources scolaires, les antécédents socioéconomiques des élèves, ainsi que la nature des emplois et leur disponibilité dans le milieu pour n’en nommer que quelques-uns.

En effet, les élèves des écoles des groupes linguistiques minoritaires sont proportionnellement moins nombreux à déclarer la langue de l'école comme langue maternelle. Environ 70 % des élèves des écoles des groupes linguistiques minoritaires en Nouvelle-Écosse et en Ontario ont déclaré que la langue minoritaire est leur langue maternelle. Au Nouveau-Brunswick toutefois, la vaste majorité des élèves des systèmes scolaires des minorités linguistiques francophones ont déclaré le français comme langue maternelle (93 %).

Il y a aussi le fait qu’une proportion plus élevée d'élèves parle, plus souvent qu’autrement, une autre langue à la maison. Dans les systèmes scolaires de langue française en Nouvelle-Écosse, en Ontario et au Manitoba, environ 60 % des élèves parle plus souvent une autre langue que le français à la maison.

Les élèves dans certaines provinces présentent aussi des différences au niveau des antécédents familiaux. Au Nouveau-Brunswick, les élèves des écoles anglophones sont dans une meilleure situation socioéconomique que les élèves des écoles francophones. À l’opposé, les élèves des écoles francophones au Manitoba proviennent de familles ayant une situation socioéconomique meilleure que les élèves des écoles anglophones.

Quant aux caractéristiques de l'école, il y a des écarts importants en ce qui a trait des ressources et du personnel scolaire dans ces provinces. Généralement, les élèves des écoles des minorités linguistiques sont désavantagés.

L'élève moyen dans un système scolaire de minorité linguistique fréquente une école dont le directeur affirme que les ressources matérielles sont insuffisantes et où il y a pénurie d'enseignants, ce qui nuit à l'apprentissage des élèves. L'insuffisance des ressources pédagogiques constitue aussi généralement un obstacle, sauf au Manitoba.

En Nouvelle-Écosse et au Manitoba, les élèves des écoles francophones ont fait part d'un soutien des enseignants significativement plus faible et d'un régime disciplinaire moins favorable que les élèves des écoles anglophones.

Editeur : Association de la presse francophone


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