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Le 29 avril 2004
Service de nouvelles de l'APF
Vente d’Air Canada : le bilinguisme n’est pas monnayable!
Étienne Alary
Air Canada est peut-être sauvée mais pas à n’importe quel prix. La compagnie aérienne a annoncé, le 26 avril dernier, qu’elle avait signé une entente de principe avec la Deutsche Bank AG afin de modifier le contrat d'achat de garantie et de porter de 450 à 850 millions de dollars l'émission de droits prévue en faveur des créanciers.
Questionnés par les partis de l’Opposition à l’égard de cet accord financier, certains députés libéraux ont été catégoriques : la Loi sur les langues officielles ne sera pas monnayée pour favoriser cet échange.
« La position du gouvernement du Canada est sans équivoque. Air Canada doit respecter ses obligations linguistiques et agir en parfaite conformité avec les dispositions qui lui sont assignées en vertu de la Loi sur les langues officielles », a déclaré à la Chambre des communes le ministre responsable des langues officielles, Pierre Pettigrew.
Le ministre des Transports, Tony Valeri, a été encore plus catégorique : « Je m’attends à ce qu’Air Canada respecte la Loi sur la participation publique au capital d'Air Canada (Loi fédérale sanctionnée en 1988 dont le point 10 stipule que la Loi sur les langues officielles s'applique à la Société) », a déclaré le ministre Valeri. « Les exigences sont énoncées dans la loi et je dis aux députés qu’Air Canada respectera cette loi », a-t-il soutenu.
Rappelons que cette entente entre la Deutsche Bank AG et Air Canada permettra à la compagnie aérienne de se dégager de la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers au plus tard le 30 septembre 2004.
Editeur : Association de la presse francophone
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