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Le 8 juin 2004
Service de nouvelles de l'APF
RNAÉF, FNFCF et Guides franco-canadiennes : un nouvel élan, une nouvelle vision
Étienne Alary
D’ici un an, le visage du monde associatif francophone féminin aura changé. Depuis quelques mois déjà, des membres du Réseau national d’action éducation femmes (RNAÉF), de la Fédération nationale des femmes canadiennes-françaises (FNFCF) et de l’Association des guides franco-canadiennes collaborent pour donner un nouvel élan au mouvement associatif féminin.
« Ce processus de renouvellement semblait inévitable à moyen et à long terme, mais il a quelque peu été précipité par l’annonce de coupures au financement de base de nos associations », a déclaré la présidente de la FNFCF, Agathe Gaulin.
Même son de cloche du côté du RNAÉF : « C’est un ensemble de facteurs qui ont fait en sorte que nos organismes ont commencé à se remettre en question. Patrimoine canadien a pris certaines décisions relativement au financement des organismes et le ministère nous les a communiquées », mentionne la présidente du RNAÉF, Jeanne d’Arc Gaudet. « Plutôt que de nous mettre en mode réactif, nous avons pris l’approche proactive », ajoute-t-elle.
Ainsi, en novembre dernier, deux membres de l’exécutif de chacun des trois organismes ont tenu une première rencontre exploratoire. « Nous voulons concevoir un organisme qui reflétera la réalité d’aujourd’hui et qui saura répondre aux besoins de toutes les femmes en milieu minoritaire », indique Mme Gaudet. « Nous sommes en train de formuler un nouvel organisme qui pilotera plusieurs dossiers », de préciser la présidente des Guides franco-canadiennes, Jacqueline Séguin.
Comme le fait remarquer Jeanne d’Arc Gaudet, ce n’est pas un organisme en particulier qui se pointe et qui englobe les deux autres. « Nous avons peut-être commencé le cheminement avec l’idée d’être intégrées à la Fédération, mais le processus a évolué et cela nous a permis de nous remettre en question de A à Z », souligne la présidente du RNAÉF qui est sortie emballée de la deuxième rencontre des trois organismes; rencontre qui a eu lieu au début du mois de juin à Ottawa.
Le plan qui se dessine de plus en plus est celui d’une administration nationale commune pour les trois organismes. « Là où nous voulons centrer nos énergies, c’est au niveau administratif. Jusqu’à maintenant, dans nos discussions, il a toujours été question pour chacun des organisme de conserver certaines particularités », explique Jacqueline Séguin.
« Nous voulons réinventer une fédération. Les trois groupes cheminent d’égal à égal et je pense que c’est un indicatif d’une certaine maturité de part et d’autre », énonce Agathe Gaulin. « Je pense que d’ici un an, un nouvel organisme inclusif de toutes les femmes verra le jour », précise-t-elle.
Grâce à un financement de transition du gouvernement fédéral, les trois organismes pourront de nouveau se rencontrer à deux reprises à l’automne 2004. « Ces rencontres nous permettront de finaliser les détails de ce partenariat », déclare Jeanne d’Arc Gaudet.
Un partenariat qui regroupera trois organismes ayant « à cœur l’évolution de la femme dans la société », affirme Agathe Gaulin.
Editeur : Association de la presse francophone
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