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Le 18 octobre 2004
Service de nouvelles de l'APF
«Équipe Francophonie» s’amène à Ottawa
Étienne Alary
Pour une cinquième fois en sept ans, les leaders des communautés francophones et acadiennes envahiront la Colline parlementaire d’Ottawa, le 4 novembre prochain, puisqu’«Équipe Francophonie» sera en ville.
La Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA) du Canada profite de la tenue de son conseil national des présidentes et des présidents pour aller de l’avant avec ce lobby politique de masse.
Les représentants des communautés et des organismes nationaux en profiteront pour sensibiliser des députés, des ministres, des sénateurs et des hauts fonctionnaires sur le volet communautaire du Programme d’appui aux langues officielles, dont une partie importante sont les ententes Canada-communautés. « C’est le dossier qui a été retenu cette année. Une des grandes priorités sera de les convaincre de l’importance d’accroître les sommes qui sont versées dans ce programme », d’affirmer le président de la FCFA, Georges Arès.
Le Programme d’appui aux langues officielles avait été ciblé lors de la première édition d’«Équipe Francophonie», en 1998, et les résultats avaient été concluants. « On avait réussi à convaincre le fédéral d’investir 70 millions de dollars de plus par année », se rappelle M. Arès.
Outre ce programme, «Équipe Francophonie» entend bien pousser le dossier des ententes de coopération intergouvernementales. « On aimerait bien accroître le budget de cette enveloppe qui est actuellement d’environ 12 millions de dollars par an », mentionne le président de la FCFA.
Puisque le nouveau gouvernement est minoritaire, la délégation d’«Équipe Francophonie» portera une attention particulière aux partis de l’opposition. « Nous rencontrerons surtout des membres du gouvernement, mais nous ne négligerons pas les autres partis. Nous sommes intéressés à rencontrer tous ceux qui sont sympathiques à la dualité linguistique », fait remarquer Georges Arès.
Au total, les leaders des communautés francophones espèrent sensibiliser entre 50 et 60 personnes, soit la moyenne des dernières années. « Ce n’est pas de la mauvaise intention de la part des députés, mais avec tout ce qu’ils ont sur la table, les députés ont tendance à oublier le développement des communautés de langue officielle. Ces rencontres nous permettent donc de les informer, de les sensibiliser sur nos besoins », indique M. Arès.
À ceux qui pensent qu’«Équipe Francophonie» n’a pas sa raison d’être, M. Arès souligne que plusieurs habitués de ce concept ont qualifié cette façon de faire dans le passé comme « modèle de représentation politique ».
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Editeur : Association de la presse francophone
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