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Le 15 février 2005
Service de nouvelles de l'APF
Retransmission des JO de 2010 en français : «Donnons la chance au coureur»
Étienne Alary
Le gouvernement fédéral met sur la glace, pour quelque temps, le dossier de la retransmission des Jeux olympiques de Vancouver (2010) et ceux d'été de 2012 à tous les Canadiens dans la langue de leur choix.
On se rappellera que depuis la décision du Comité international olympique d’accorder, le 7 février dernier, le droit de retransmission de ces jeux au consortium de Bell Globemedia/Rogers Media, les francophones en milieu minoritaires ont fait état de leurs inquiétudes relativement à l’accès à ces jeux. En effet, ce consortium inclut, côté francophone, Télévision Quatre-Saisons (TQS) Réseau des sports (RDS); deux réseaux qui ne sont pas accessibles partout au pays.
Bien que le Comité permanent des langues officielles ait été saisi du dossier, les membres ont accepté de remettre à plus tard toute résolution visant à étudier la question de diffusion de Jeux olympiques d’hiver de 2010 et ceux d'été de 2012 et de l’impact sur les communautés francophones et anglophones du Canada.
« C’est quelque chose d’important au niveau du comité des langues officielles et aussi au niveau du gouvernement. On pense que tous les Canadiens devraient avoir accès à leurs olympiques dans la langue de leur choix », a mentionné le secrétaire parlementaire du ministre responsable des langues officielles, Raymond Simard, à sa sortie d’une rencontre de ce comité, le 15 février dernier. Cependant, « il faut être raisonnable, les gens ont gagné cette soumission la semaine dernière. Ils ont exprimé une intention de résoudre cette situation », d’ajouter le député de Saint-Boniface.
Le député libéral de Madawaska-Restigouche, Jean-Claude D’Amours, était du même avis. « On sait qu’il y a une volonté de la part du consortium gagnant de faire avancer le dossier. Donnons une chance au coureur », souligne-t-il.
M. D’Amours confirme que « le coureur » a donné l’assurance, suite à des discussions, qu’il prend ce dossier très au sérieux. « Il est préoccupé par la situation », avoue M. D’Amours.
Les deux députés sont catégoriques : même si les Jeux olympiques de Vancouver n’auront lieu que dans cinq ans, il ne faut pas attendre à la dernière minute pour régler la question. « On leur donne le temps de trouver une solution, mais on surveille quand même ce dossier avec intérêt », lance M. Simard. « D’ici six mois, peut-être qu’on va faire un second regard sur la situation », ajoute le député de Saint-Boniface.
Ce dernier est directement touché par cette situation puisque TQS n’est pas accessible aux francophones de sa circonscription (à l’exception de ceux qui ont le satellite). La situation est tout autre au Nouveau-Brunswick alors que le câblodistributeur offre TQS. « Il faut quand même s’assurer que les familles qui n’ont pas le câble ou le satellite ne soient pas oubliées », indique Jean-Claude D’Amours. « Cette situation peut devenir assez particulière pour eux lorsqu’on parle d’accessibilité aux Jeux olympiques en 2010 et 2012 », précise-t-il.
M. D’Amours se dit tout de même convaincu que le consortium Bell Globemedia/Rogers Media présentera « des recommandations qui vont permettre d’avancer et de pouvoir respecter la question des minorités francophones ici au Canada ».
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Editeur : Association de la presse francophone
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