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Le 10 mars 2005

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L’AUFC veut sa part du Plan d’action sur les langues officielles

Étienne Alary

Puisque le gouvernement fédéral tarde à débloquer les sommes promises du Plan d’action sur les langues officielles dans le domaine de l’éducation, l’Association des universités de la francophonie canadienne (AUFC) a décidé de prendre le taureau par les cornes. « Le Plan d’action sur les langues officielles nous interpelle sur plusieurs points. Je ne vous cacherai pas le fait qu’il y a une certaine déception de la part de nos membres quant à la rapidité et la ponctualité avec laquelle le gouvernement répond », a affirmé le président de l’AUFC, Yvon Fontaine, lors d’une présentation devant le Comité permanent des langues officielles, le 10 mars dernier.

En effet, après avoir présenté au gouvernement son propre plan d’action 2005-2010 en décembre 2004, assorti d’une demande financière de plus de 52 millions $, l’AUFC s’est présentée devant ce comité afin d’obtenir l’appui des députés. « On pense que ce sont des projets qui cadrent tout à fait bien avec le plan d’action (sur les langues officielles) du gouvernement canadien », d’affirmer le président de l’AUFC, Yvon Fontaine.

Ce dernier, qui est également recteur de l’Université de Moncton, croit que le gouvernement fédéral sortirait gagnant en financement le plan d’action de l’association. « Si on était permis de pouvoir réaliser ce plan-là, cela permettrait au gouvernement canadien de voir qu’un certain nombre de leurs objectifs vont être partiellement ou totalement atteints », a déclaré Yvon Fontaine.

Quel est ce plan?
Le plan d’action présenté par l’AUFC comporte quatre axes majeurs. Le financement annuel de ce plan irait en croissances au cours des quatre premières années avant de diminuer lors de la dernière année : 5 millions $ pour 2005-2006, 8,7 M $ pour 2006-2007, 12,5 M $ pour 2007-2008, 13,3 M $ pour 2008-2009 et 11 M $ pour 2009-2010.

C’est l’axe touchant le recrutement des étudiants, volet immersion et international, qui en demanderait le plus financièrement, soit 16,5 millions $ chacun ce qui représente plus de 60 % de l’enveloppe totale demandée.

Ce volet permettrait aux universités membres de l’AUFC d’offrir des bourses d’études aux étudiants internationaux, ce qui leur permettrait de concurrencer avec les universités québécoises. « Le gouvernement du Québec, pour encourager l’arrivée d’un plus grand nombre d’étudiants internationaux en provenance de pays francophones, a décidé de couvrir les droits de scolarités différentiels de ces étudiants-là », explique Yvon Fontaine.

« Pour nous, si on veut (…) avoir une partie de ces étudiants, il faut s’assurer qu’on va demander des droits de scolarité qui ne seront pas disproportionnés par rapport à ce qu’ils vont payer au Québec », ajoute-t-il.

Un autre volet d’importance du plan d’action de l’AUFC, est tout ce qui touche le réseau académique. « On veut mettre en commun des formations. Par exemple, l’université A enseigne une partie des cours d’un tel programme et une autre université en enseigne une autre partie », déclare Yvon Fontaine qui précise que ces efforts permettraient « d’offrir des programmes complets, ce qui n’existe pas à l’heure actuelle ».

La demande de l’AUFC pour accomplir cet axe est de 13,2 millions de dollars.

Les deux autres axes touchent la recherche (1,92 million $) et l’internationalisation – offre de stages étudiants à l’étranger et mobilité des savoirs (1,88 million $).

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Editeur : Association de la presse francophone


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