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Le 10 mai 2005
Service de nouvelles de l'APF
Sommet en éducation : pour un système scolaire francophone complet…
Étienne Alary
C’est du 2 au 4 juin prochain que plus de 200 intervenants du milieu scolaire francophone hors Québec et leurs partenaires se réuniront, à Ottawa, afin d’adopter un plan d’action commun visant à compléter le système scolaire selon l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés (droits à l'instruction dans la langue de la minorité).
Le Sommet en éducation sera le point culminant de deux années de travail. « Ces dernières années nous ont permis de dresser un inventaire des 31 conseils scolaires. Nous sommes en mesure de dire ce qu’il nous manque pour compléter ce système selon l’article 23 », de déclarer le directeur général de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF), Paul Charbonneau.
C’est la FNCSF qui joue le rôle d’organisateur de ce sommet. « L’idée derrière ce sommet est de proposer, de développer et d’adopter un plan d’action de dix ans sur tout ce qui touche l’éducation en vertu de l’article 23, donc de la petite enfance à la 12e année », présente M. Charbonneau.
Ce dernier ajoute que ce sommet vise aussi à atteindre un deuxième but précis : la signature d’une entente de collaboration entre les intervenants pour la mise en œuvre du plan d’action. « Nous voulons obtenir un consensus de tous les intervenants pour mettre en place les sept axes d’intervention visés par ce plan d’action », déclare Paul Charbonneau.
Les axes prioritaires sont la promotion de l’école de langue française, les programmes d’étude, la pédagogie et les ressources pédagogiques, les ressources humaines, les infrastructures et les équipements scolaires, les services à la petite enfance, l’encadrement culturel et linguistique ainsi que la gouvernance.
Selon M. Charbonneau, ce sommet va plus loin qu’une unification de voix. « Ce n’est pas juste s’entendre pour tenir le même discours. Ce sommet va permettre de mieux percevoir le rôle de chacun dans les divers axes d’intervention et éviter, par exemple, qu’il y ait de la redondance ou que plusieurs partenaires effectuent le même travail », souligne le directeur général de la FNCSF.
L’idée de ce sommet serait déjà bien perçue du côté gouvernemental. « Les échos que nous avons du côté des officiers provinciaux sont très positifs. De plus, la ministre Frulla (Liza Frulla, ministre du Patrimoine canadien) est elle aussi enthousiasme relativement à tout ce processus qui mènera à l’adoption d’un plan d’action commun », évoque Paul Charbonneau.
Cependant, ce sommet n’est une étape, importante certes, mais qu’une étape malgré tout. « Il faut s’entendre sur les mécanismes de suivi », explique M. Charbonneau afin d’éviter que ce plan d’action se retrouve « sur les tablettes ».
Editeur : Association de la presse francophone
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