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Le 13 janvier 2006
Service de nouvelles de l'APF
La FCFA évalue les partis politiques
Jean-François Bertrand
La Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada (FCFA) a analysé le questionnaire qu’elle a fait parvenir aux principaux partis politiques. Et elle conclu que les intentions sont « louables ».
Le lobby des francophones estime que les communautés s’attendent à ce que le gouvernement qui sera élu le 23 janvier passe de la parole aux actes.
« Les réponses des partis témoignent de l’importance qu’ils attachent à la contribution de nos communautés à l’enrichissement du tissu social canadien » soutient par voie de communiqué le président de la FCFA, Jean-Guy Rioux.
Selon lui, « nous notons avec intérêt les mesures que les partis proposent dans le but de favoriser cette contribution, mais nous trouvons qu’ils peuvent et doivent aller beaucoup plus loin pour concrétiser leur vision. »
La FCFA souligne que le Parti conservateur a accompli un « virage extraordinaire » au cours des deux dernières années, au sujet de sa politique sur la dualité linguistique. « Leur énoncé va plus loin (que lors de la campagne de 2004), ils reconnaissent le fait français, d’un océan à l’autre. » Dans sa réponse au questionnaire, le Parti conservateur a déclaré avoir l’intention d’ouvrir un secrétariat des affaires francophones, intégré au ministère du Patrimoine canadien. « Cela augure bien », a confié le président de la FCFA à l’APF.
Mais il demeure néanmoins quelques ambiguïtés : De quelle façon cet office sera-t-il élaboré? Il y aura-t-il une consultation? Est-ce que cet office ne sera qu’un intermédiaire de plus, se demande la FCFA.
Quant au Parti libéral, celui qui historiquement est le parti de la dualité linguistique, il reprend ce que les francophones savaient déjà : Le Plan d’action sur les langues officielles est continue jusqu’en 2008. Plus encore, souligne M. Rioux, le programme, selon la plateforme des libéraux, se poursuit après 2008, sera bonifié.
« Mais nous reprochons au Parti libéral de ne pas avoir bonifié les ententes Canada-communautés. C’était rendu au cabinet avant les élections, mais on ne retrouve pas cela dans leur programme. »
Si le Nouveau parti démocratique reconnaît la dualité linguistique, la FCFA déplore qu’il n’ait pas de projets spécifiques. Le parti de la gauche, soutient M. Rioux, devrait avoir des propositions pour les minorités. « C’est de la théorie, et il y a peu de pratique » chez les néo-démocrates.
Victoire des conservateurs?
Les sondages placent les conservateurs de Stephen Harper en tête, avec de 10 à 12 points de pourcentage d’avance sur les libéraux. La FCFA ne voit pas d’un mauvais œil l’éventualité d’un changement de gouvernement. Même si, traditionnellement, les libéraux sont ceux qui donnent la meilleure oreille aux minorités, et même si des déclarations de candidats conservateurs, lors de la campagne de 2004, ont choqué plusieurs francophones.
« Il y a eu vraiment une inspiration, dans ce parti qui en a réuni trois : réforme, alliance et conservateur. Ils se sont ajustés vers le centre. Mais il y a toujours des craintes. Nous n’avons pas vu les conservateurs fonctionner au pouvoir. »
Quoiqu’il en soit, un changement de gouvernement peut signifier plus de travail pour le lobby de la FCFA, puisqu’il faudra s’ajuster à une autre culture politique. « Mais ce n’est pas comme aux Etats-Unis, ici : les fonctionnaires demeurent en poste », conclu M. Rioux.
Le questionnaire de la FCFA et les réponses des partis sont diponibles en format .pdf à l’addresse < A HREF=" " target="_top">www.fcfa.ca/home/index.cfm?id=228"> http://www.fcfa.ca/home/index.cfm?id=228
Editeur : Association de la presse francophone
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