|
Bienvenue sur le site de nouvelles nationales!
Le 18 janvier 2006
Service de nouvelles de l'APF
Faillite du Festival franco-ontarien
À la recherche de 360 000 $
Jean-François Bertrand
Avez-vous vu passer 360 000 $?
Le Festival franco-ontarien, ses 75 créanciers et le syndic de faillite responsable du dossier non plus.
La corporation du festival, qui a déclaré faillite vendredi dernier, doit 280 000 $ à ses créanciers, dont le plus important est la Caisse populaire rideau. Mais d’un autre côté, la firme Nadeau, Beaulieu et Associés – qui a fermé ses portes à la mi-août – doit environ 380 000 $ au festival. Nadeau, Beaulieu et Associés est la compagnie qui détenait Cobalt événements, le maître d’œuvre des quatre dernières éditions du Festival franco-ontarien.
« Mais la firme a fermé ses portes, nous ne sommes pas capables de trouver où est cet argent-là », a déclaré Claude B. Gingras, de Ginsberg, Gingras & Associés, syndics de faillite.
M. Gingras et le conseil d’administration du festival sont venus à la conclusion qu’on n’avait d’autre choix que la mise en faillite car, avec 17 000 $ en caisse, « nous n’avions rien à offrir aux créanciers, nous ne pouvions leur faire de proposition. »
À la suite de la mise en faillite du festival, certaines portes s’ouvrent maintenant. En effet, l’affaire est entre les mains du Bureau du surintendant des faillites, qui procédera à des examens sous serments. De plus, le bureau pourrait porter plainte à la GRC, une avenue que M. Gingras préconise.
Le Festival franco-ontarien avait une marge de crédit à la Caisse populaire Rideau, garantie par des comptes à recevoir. Il y a 125 000 $ que la caisse pourrait ne jamais revoir.
Mais il y a également parmi les créanciers des individus : on doit 50 $ à Gabrielle Tassé, qui était relationniste au festival. L’artiste Donald Poliquin n’a jamais reçu 1 500 $. À Michel Gratton, qui travaille à son compte et qui était le directeur artistique du festival, on doit plus de 17 000 $.
Parmi les entreprises de la liste des créanciers, on retrouve Bolton Électrique (presque 31 000 $), le Centre Corel où avait lieu le grand spectacle du 30e anniversaire du festival (plus de 18 000 $), Country Inn and Suites (10 000 $), Dolco Printing (18 586 $).
Bob Sanscartier, pdg de Bolton Électrique, avait travailllé pour le Festival franco-ontarien depuis plusieurs années, se faisant toujours payé deux ou trois mois après l’événement. Mais à l’automne, il s’est rendu compte que quelque chose ne tournait pas rond. « J’ai commencé à entendre des rumeurs, des échos. » Selon lui, cette faillite est malheureuse pour la communauté franco-ontarienne.
« Je ne sais pas quel son de cloche cela va avoir dans la communauté. Et si jamais on détermine qu’il y a eu de la fraude, de l’abus, cela va ternir l’image de la communauté », ajoute M. Sanscartier, rejoint en Floride.
Chez les créanciers, il y a également toute une panoplie de fournisseurs impayés, allant du marchand de glace au service de toilettes de location, allant du restaurateur à celui qui loue de l’équipement.
Les médias sont assez bien représentés sur cette liste : De L’Express d’Ottawa (2011 $) au Droit (16 322 $), en passant par Radio-Nord Communications (11 491 $), Radio-Canada (6473 $) et le Ottawa Citizen (1191 $), entre autres.
Marjolaine Lacroix, qui organisait le concours Ontario Pop. Ses factures étaient envoyées au Festival franco-ontarien, qui lui recevait de l’argent de l’ACFO d’Ottawa, promoteur d’Ontario Pop.
On lui doit 500 $, pour des dépenses de dernières minutes, tout juste avant l’événement. « Après le concours, je suis allée remettre les dossiers aux bureaux de Nadeau, Beaulieu, où on m’a dit que le chèque était fait. Et que je le recevrai par la poste. »
Son chèque n’est jamais arrivé.
Mme Lacroix, tout comme Gabrielle Tassé, Donald Poliquin, Michel Gratton, la Caisse populaire Rideau et les autres créanciers, auront peut-être des réponses à leurs questions le 2 février, à l’occasion de la première assemblée des créanciers.
Editeur : Association de la presse francophone
|

|