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Le 24 janvier 2006
Service de nouvelles de l'APF
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| Paul Martin, le soir des élections. |
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Harper, minoritaire
Par : Jean-François Bertrand
Editeur : Association de la presse francophone
LaSalle, Qué. -- Le 24 Sussex aura bientôt un nouveau locataire.
Les Canadiens ont préféré Stephen Harper à Paul Martin, conduisant les conservateurs à la tête d’un gouvernement minoritaire, avec 125 des 308 sièges de la Chambre des communes.
Le premier ministre défait a annoncé à ses partisans qu’il ne serait pas à la tête du Parti libéral lors des prochaines élections.
« Je ne dirigerai pas le parti lors de la prochaine élection », a dit celui qui a été le 20e premier ministre, ajoutant qu’il veillerait à mettre en place une transition convenable « pour assurer un leadership efficace à la Chambre des communes et au parti. »
L’ancien ministre de l’environnement, Stéphane Dion, n’est pas surpris de la démission de son chef. « Il a été le meilleur ministre des finances que le Canada ait connu. Et comme premier ministre, il n’a pas été chanceux. »
De Toronto, le chef néo-démocrate, qui a vu son caucus passer de 17 à 29 députés, a dit à ses partisans que son parti avait pris un grand pas en avant. « Le gouvernement minoritaire de Stephen Harper, cela exige qu’il écoute tous les Canadiens. »
Le premier ministre désigné a déclaré dans son discours de victoire à Calgary que son premier projet de loi, tel que promis, serait celui qui traite de l’imputabilité, pour « faire le ménage, comme René Lévesque l'a fait au Québec il y a trois décennies. »
Au Québec, les yeux étaient tournés vers Maxime Bernier, candidat conservateur en Beauce dont le père était député conservateur. Il a été élu tout comme neuf autres de son parti. Parmi eux, deux gros canons : Josée Verner dans Louis-Saint-Laurent et dans Pontiac Lawrence Cannon, ancien ministre libéral sous Robert Bourassa. Tout comme Mme Verner, il est considéré comme ministrable.
Parmi les ministres francophones défaits, Jacques Saada (Brossard-Laprairie), Liza Frulla (Jeanne-Le Ber) et Pierre Pettigrew (Papineau). Jean Lapierre (Outremont), Stéphane Dion (Saint-Laurent-Cartierville) et Lucienne Robillard (Westmount-Ville-Marie) ont été réélus.
L’homme de radio controversé, André Arthur, a été élu candidat indépendant dans la région de Québec, défaisant Guy Côté, critique aux langues officielles du Bloc québécois.
À Terre-Neuve et Labrador, les conservateurs ont gagné un siège, dans la circonscription d’Avalon où Fabian Manning a défait le libéral Bill Morrow.
Toujours dans les provinces atlantiques, Mike Allen, conservateur, a défait le libéral Andy Savoy, dans Tobique—Mactaquac au Nouveau-Brunswick. Dans le comté d’Acadie-Bathurst, le critique aux langues officielles néo-démocrate Yvon Godin a facilement été ré-élu.
En Ontario, des château-forts libéraux sont tombés, comme dans G
Engarry-Prescott-Russell, ancien fief de Don Boudria, qui passé aux mains de Pierre Lemieux.
Dans la province qui représente le tiers des députés à la Chambre des communes, le Parti libéral a su conserver la grande région métropolitaine. C’est dans la région d’Ottawa et dans des secteurs plus ruraux que les conservateurs ont remporté dix Circonscriptions.
Dans les prairies, si le ministre Red Alcock a été défait, Ralph Goodale a pu être réélu.
En Alberta, bastion conservateur, l’équipe de M. Harper a balayé la province : Anne McLellan a été défaite.
L’effet Harper ne s’est pas ressenti jusqu’en Colombie-Britannique, où les conservateurs ont perdu des sièges, passant de 22 à 17. Les néo-démocrates ont fait doubler leur nombre de député (de 5 à 10), tandis que les libéraux ont conservé leurs 9 sièges.
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