Service de nouvelle de l'APF

 Cliquez ici !

Imprimez cette pageInvitez votre ami(e) à visiter cette pagePlan du site



Accueil 


<< Retour | Archives

Bienvenue sur le site de nouvelles nationales!

Le 16 février 2006

Service de nouvelles de l'APF

Dossier des langues officielles
Josée Verner n’a qu’un rôle d’appui

Par : Jean-François Bertrand
Editeur : Association de la presse francophone

Les francophones jubilaient, après la nomination de Josée Verner à titre de ministre des Langues officielles.

Mais maintenant, ils s’inquiètent.

« Avec Josée Verner, c’est un nouveau ministère, nos souhaits sont réalisés », a dit le 6 février Jean-Guy Rioux, président de la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada.

La FCFA devra réajuster son discours parce que, officiellement, Mme Verner n’est que ministre d’État aux Langues officielles. Elle sera subordonnée à la ministre du Patrimoine canadien, l’unilingue Berverley Oda.

Le premier ministre en a décidé ainsi, par décret. Selon un document du Conseil privé, on « délègue l'honorable Josée Verner, ministre d'État devant porter le titre de ministre de La Francophonie et des Langues officielles, auprès du ministre du Patrimoine canadien afin qu'il lui prête son concours dans l'exercice de ses responsabilités. »

Au Conseil privé, on affirme que l’ancien ministre responsable du dossier des langues officielles, Mauril Bélanger, détenait un rôle de coordination, tandis qu’il reste à déterminer l’ampleur du rôle de Mme Verner. Officiellement, il est d’appuyer la ministre responsable, Mme Oda, indique une source au Conseil privé.

La FCFA réserve ses commentaires afin de pouvoir analyser l’impact de cette décision.

Et Mme Verner a déclaré à l’APF qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter.

Après l’assermentation des ministres, rappelle Mme Verner, « dans son discours, Stephen Harper a dit que tous ses ministres étaient égaux. » Elle a l’intention de collaborer de près avec Mme Oda. « Nous avons des intentions qui sont claires envers la dualité linguistique, envers la promotion des langues officielles, nous avons donné notre appui au projet de loi S-3. Je pense qu’il n’y a pas d’inquiétudes à avoir. »

Plus encore, encore par décret, le gouvernement a décidé que le Secrétariat des langues officielles passerait de la responsabilité du Conseil privé au ministère du Patrimoine canadien.

Ce secrétariat existe en vertu du Plan d’action sur les langues officielles. Sa fonction est « d’analyser les mémoires au Cabinet et les projets de politiques en fonction de leur incidence sur les langues officielles et sur le développement des communautés. »

Cela s’inscrit dans le cadre d’imputabilité du Plan d’action, où on donnait au Conseil privé, qui a déjà un grand rôle de coordination horizontale, la tâche d’analyser l’impact des projets de loi sur les minorités linguistiques. Avec ce second décret, c’est à un ministère que reviendra cette fonction importante du gouvernement.

Toujours par décret, le gouvernement demande maintenant au Commissariat aux langues officielles d’adresser ses rapports administratifs non plus au Premier ministre, mais à la ministre du Patrimoine canadien.

Robin Cantin, porte-parole du Commissariat, rappelle que le CLO maintient son indépendance et que la commissaire continuera de faire rapport au Parlement.

Face à ces changements, Mme Verner se veut rassurante. « Il faut retenir les engagements du Premier ministre à l’endroit des langues officielles. Il est noté dans programme politique de promouvoir et de reconnaître les langues officielles. Je pense qu’il n’y a pas d’inquiétudes à avoir », a-t-elle répété.

La plate-forme des conservateurs avait promis la création d’un secrétariat francophone au sein du ministère du Patrimoine canadien. Mme Verner note que Mme Oda s’est empressée de communiquer avec elle. « On doit se pencher sur cette question-là. C’est évidemment une préoccupation pour elle, une priorité. »

Le leader bloquiste Gilles Duceppe demeure sceptique, de par même la nomination de Mme Oda, « une ministre du Patrimoine qui ne parle pas français. Imaginez un instant l’inverse, un ministre du Patrimoine qui ne parle pas l’anglais…. Poser la question, c’est y répondre. »

Au Nouveau parti démocratique, le député d’Acadie-Bathurst Yvon Godin trouve inacceptables ces dénouements dans le dossier des langues officielles. Le porte-parole du NPD dans de dossier se souvient du discours des conservateurs, au Comité des langues officielles : « Combien est-ce que cela va nous coûter? Et avec un secrétaire parlementaire qui ne parle pas français, comment prendre les conservateurs au sérieux? »



 Cliquez ici !

Cliquez ici pour visionner le cahier Éducation postsecondaire Cliquez ici !

 



Site réalisé grâce à l'éditeur Édimage Plus
© Édimage Plus / Droits et aspects légaux / Association de la presse francophone