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Le 8 mars 2006
Service de nouvelles de l'APF
À la défense de la SRC
Jean-François Bertrand
Un député du NPD présente un plan
Le critique néo-démocrate de la ministre du Patrimoine s’inquiète quant à l’avenir de la Société Radio-Canada et propose un plan en quatre points pour assurer la survie de sa souveraineté.
Charlie Angus (Timmins—Baie James, Ont. — NPD) a expliqué en conférence de presse que le gouvernement du Premier ministre Stephen Harper avait « peu de crédibilité, qui se manifeste clairement dans l’attitude ouvertement ambivalente à l’égard de la SRC. »
Il donne en exemple les propos tenus durant le lock-out : Bev Oda, maintenant ministre du Patrimoine canadien, s’était demandé si quelqu’un au Canada anglais s’était ennuyé de la CBC. Et la Sénatrice Marjorie LeBreton, aujourd’hui leader du gouvernement au Sénat, avait fait savoir que la SRC en lock-out pouvait bien ne pas reprendre l’antenne, car elle n’appuie pas ses opinions politiques.
« Ce gouvernement, élu parce qu’il a promis qu’il allait défendre les intérêts du Canada, doit préciser ses intentions à l’égard de l’avenir du diffuseur du pays », a dit M. Angus.
Il a ajouté, en français, que la SRC était d’une grande importance pour les francophones vivant en situation minoritaire, étant souvent la seule source d’information quotidienne en français.
M. Angus a annoncé sa politique en matière de souveraineté de la radiotélévision canadienne. Il a demandé à rencontrer Mme Oda et promet, si le gouvernement s’oppose à son plan, de présenter un projet de loi privé.
Plan en quatre points
Le député de Timmins—Baie James veut d’abord mettre un terme aux nominations partisanes au conseil d’administration de la SRC. Il note que la SRC est la seule corporation au Canada où le conseil n’a pas le pouvoir d’embaucher, ou de renvoyer, le PDG. « Les Canadiens ont voté pour le changement aux dernières élections. Une partie de ce changement devrait être le remaniement de la structure de gouvernance de la SRC pour mettre un terme à cette triste réputation de favoritisme. »
Par ailleurs, M. Angus propose d’assurer un financement stable et à long terme pour augmenter la programmation régionale. L’an dernier, les membres du Comité de la Chambre des communes sur le Patrimoine ont demandé à la SRC de lui soumettre un plan sur la programmation régionale. M. Angus a déclaré que les membres conservateurs du comité ont appuyé la vision proposée par la SRC. « Il est temps que Stephen Harper s’engage à financer ce plan. »
Le plan du néo-démocrate vise le maintien des limites des intérêts étrangers dans les compagnies canadiennes de diffusion et de câblodistribution. Selon lui, diluer cette limite est inadmissible, car, aux mains de capitaux étrangers, l’industrie télévisuelle canadienne « perdrait son labilité à raconter notre histoire. »
Finalement, le député Angus se porte à la défense des dramatiques télévisées canadiennes dans le marché du Canada anglais.
« Nous exercerons d’énormes pressions pour que ce gouvernement minoritaire travaille à la promotion et à la protection de sa présence du Canada en radiodiffusion culturelle », déclare M. Angus.
Editeur : Association de la presse francophone
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